« Depuis 1960 jusqu’à nos jours, comment les périmètres ont-ils été gérés au regard des mutations ? Comment moderniser notre administration alors que la conjoncture internationale est quasiment défavorable pour tout le monde ? », s’est interrogé Mamadou Diop, président de l’Amicale des Inspecteurs du Trésor du Sénégal (AITS), lors d’une journée de réflexion organisée ce samedi 11 juillet 2026 à Dakar.
En partenariat avec la Direction générale de la Comptabilité publique et du Trésor (DGCPT), cette rencontre a permis d’examiner plusieurs dossiers stratégiques. Les échanges ont porté sur le renforcement du recouvrement des créances non fiscales, l’amélioration des droits de douane, la gouvernance des entreprises publiques, la gestion des collectivités territoriales et l’exécution du budget de l’État. La rationalisation de la dette publique pour respecter le plafond de 70 % du PIB fixé par l’UEMOA ainsi que l’amélioration du taux de pression fiscale ont également été au cœur des discussions.
Ce conclave intervient dans un contexte de dérapage des finances publiques. Selon une étude de Cicodev Afrique, le déficit budgétaire a atteint 12,3 % du PIB en 2024, bien au-delà de la norme communautaire de 3 %. La dette publique brute s’est quant à elle établie à 119 % du PIB, dépassant largement le seuil de 70 %. Des chiffres qui soulignent l’urgence des réformes.
« Nous sommes là pour aider les autorités politiques à mener les meilleures réformes et à accompagner davantage les collectivités territoriales », a déclaré Mamadou Diop, cité par Lactuacho. L’AITS entend ainsi soumettre des recommandations concrètes pour accompagner la vision des autorités sur les chantiers de modernisation en cours.
La rencontre, qui s’est tenue dans un hôtel de Dakar, a réuni des responsables du Trésor public, des experts et des représentants des institutions.
