La tension franchit un nouveau palier au Moyen-Orient. Les forces américaines ont mené une opération militaire directe le long du littoral iranien. Confirmée mardi par le commandement militaire des États-Unis, cette intervention a mobilisé un armement lourd spécifique pour neutraliser des installations menaçant l’une des voies maritimes les plus stratégiques au monde.
Selon les informations rapportées par l’agence Anadolu, le Commandement central américain (CENTCOM) a annoncé avoir ciblé des sites de missiles iraniens situés à proximité du détroit d’Ormuz. Pour détruire ces structures fortifiées, l’armée américaine a eu recours à des munitions de 5 000 livres, qualifiées de « deep penetrator » (à forte pénétration).
« Il y a quelques heures, les forces américaines ont employé avec succès plusieurs munitions de 5 000 livres capables de pénétrer des structures fortifiées contre des sites de missiles iraniens durcis », a précisé le CENTCOM dans un communiqué publié sur le réseau social X. L’objectif de cette manœuvre était d’éliminer des missiles de croisière antinavires qui représentaient un risque direct pour le transport maritime international dans ce secteur.
Le détroit d’Ormuz demeure un point de passage névralgique par lequel transite une part massive des exportations mondiales de pétrole. La sécurité de cette artère énergétique est au centre des préoccupations depuis que les Gardiens de la révolution islamique d’Iran ont décrété sa fermeture à la majorité des navires. Cette mesure iranienne avait été prise en représailles aux attaques conjointes menées par les États-Unis et Israël depuis le 28 février.
Cette nouvelle offensive vient s’ajouter à la liste des pays frappés par l’armée américaine sous l’administration de Donald Trump. À l’heure actuelle, aucune réaction officielle n’a été émise par les autorités iraniennes à la suite de ces bombardements.