Les critiques de l’opposition, jusque-là principalement dirigées contre le Premier ministre Ousmane Sonko, pourraient désormais viser davantage le président Bassirou Diomaye Faye. C’est l’analyse de Bakary Domingo Mané, journaliste, formateur et analyste politique, sur Senego lundi, après la rencontre du chef de l’État avec les maires du Sénégal et l’annonce de la création prochaine de son parti politique.
Selon lui, les premières réactions de responsables de l’opposition, notamment Abdou Mbow et Juge Dème, traduisent déjà un changement de posture.
« Dès l’instant où le président de la République semble toucher les intérêts de l’opposition, celle-ci ne va plus se laisser faire », affirme-t-il.
Pour Bakary Domingo Mané, l’appel lancé par Bassirou Diomaye Faye aux maires pour qu’ils deviennent les membres fondateurs de son futur parti est perçu par les formations politiques adverses comme une tentative de débauchage de leurs élus.
« Rencontrer des maires dont une grande partie appartient à l’APR et leur dire qu’ils peuvent devenir membres fondateurs d’un nouveau parti, cela signifie que le président cherche à attirer vers lui des responsables politiques issus de l’opposition », explique-t-il.
L’analyste rappelle que ces maires ont été investis par leurs partis respectifs et continuent, pour la plupart, d’afficher leur appartenance à leurs formations politiques, malgré l’alternance.
« Cette initiative n’arrange pas seulement l’APR. Elle concerne également le Parti socialiste, l’AFP, l’URD et toutes les autres formations disposant de maires. Toutes peuvent considérer qu’il s’agit d’une opération de débauchage », souligne-t-il.
« Une stratégie politique et non une réaction de circonstance »
Pour Bakary Domingo Mané, il ne s’agit pas d’une polémique passagère, mais d’une stratégie politique mûrement réfléchie.
« Je ne pense pas que ce soit une simple sortie circonstancielle. Le président avait déjà annoncé son intention d’élargir sa coalition. La création d’un parti politique s’inscrit dans cette logique », estime-t-il.
Selon lui, les véritables tensions apparaîtront lorsque le parti sera officiellement lancé et que l’identité de ses membres fondateurs sera connue.
« C’est à ce moment-là que les partis d’opposition publieront certainement des communiqués pour dénoncer cette initiative et se démarquer de ceux qui auront rejoint le nouveau parti », prédit-il.
« Les attaques vont désormais viser Diomaye »
L’analyste estime enfin que le centre de gravité des critiques politiques est appelé à évoluer.
« Jusqu’à présent, l’essentiel des attaques de l’opposition était dirigé contre Ousmane Sonko. Avec la création de son parti et la volonté affichée de rallier des élus issus d’autres formations, le président Diomaye Faye deviendra lui-même la principale cible des critiques. »
Pour Bakary Domingo Mané, cette nouvelle séquence politique pourrait ouvrir une période de fortes tensions entre le pouvoir et l’opposition, qui verra dans cette démarche une tentative de fragiliser ses bases locales et de redistribuer les rapports de force sur l’échiquier politique sénégalais.

Pour une fois, je suis en désaccord avec votre analyse. L’ensemble de l’opposition « mangemille » finira par se ranger derrière Diomaye, propulsant de facto le PASTEF comme la véritable nouvelle opposition.
Ce dernier continuera d’essuyer les assauts des partisans du président, soucieux de légitimer leur allégeance dans l’espoir de lui faire barrage en 2029. Une peine perdue, tant le PASTEF semble parti pour dominer la scène politique pendant les quinze prochaines années.
BONJOUR MONSIEUR BACARRY DOMINGO,
MÊME SI VOUS ETES ANALYSTE POLITIQUE, ICI VOUS N’AVEZ PRESQUE PAS FAIT D’ANALYSES, MAIS JUSTE VOUS AVEZ RELATEZ DES FAITS.
FAITES UNE ANALYSE AVEC AUDACE SI AVEC LA MISERE DONT LE PEUPLE SÉNÉGALAIS VIE, LE PRESIDENT DIOMAYE A T’IL LE DROIT OU EST C’EST LE MOMENT DE CRÉER UN PARTI POLITIQUE TOUT EN ÉTANT AU PALAIS, JE CROIS QUE LA CRÉATION D’UN PARTI POLITIQUE DOIT ÊTRE AVANT LE PALAIS.
MAIS UNE FOIS AU PALAIS ON DOIT S’OCCUPER DU VÉCU DES SENEGALAIS, C’EST ÇA LA PRIORITÉ.
C’EST DIFFICILE CE NOUS VIVONS ACTUELLEMENT.
ANALYSTES, SOCIÉTÉ CIVILE ETC.. OSEZ DIRE LA VÉRITÉ. JE SAIS PAS OU EST MON ONCLE ALIOU TINE.?