L’ancienne ministre Zahra Iyane Thiam monte au créneau après le rejet du projet de loi de finances rectificative (PLFR) 2026 par l’Assemblée nationale. Dans une déclaration sur X, elle dénonce les accusations réciproques entre les pouvoirs exécutif et législatif et fustige ce qu’elle considère comme un manque de priorités au sommet de l’État.
« Quel naufrage institutionnel ! », lance-t-elle d’emblée. Elle relève un changement de discours entre les responsables de Pastef et le ministère des Finances : « Hier, les députés de Pastef accusaient le Président d’obstruction. Aujourd’hui, le ministre des Finances accuse l’Assemblée d’obstruction. Et demain, qui accusera qui ? »
Au-delà de la crise budgétaire, Zahra Iyane Thiam s’en prend également aux activités du président Bassirou Diomaye Faye et du Premier ministre Ousmane Sonko.
Elle critique notamment les déplacements du chef de l’État sur les sites des Jeux olympiques de la jeunesse (JOJ), alors que, selon elle, les priorités nationales devraient être ailleurs.
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Elle évoque aussi les dégustations culinaires auxquelles aurait participé le chef du gouvernement auprès de celui qu’elle qualifie d’« usurpateur de la ville de Dakar ».
L’ancienne ministre dresse ainsi un tableau sombre de la situation du pays et déplore le décalage entre les préoccupations des populations et les activités des dirigeants.
« Le Sénégal s’enfonce, les Sénégalais trinquent et les responsables se distraient », martèle-t-elle.
Dans sa charge, Zahra Iyane Thiam interpelle également les électeurs sur leur choix politique de 2024, qu’elle oppose à la trajectoire d’émergence engagée depuis 2012.
In fine, elle projette le débat vers la prochaine échéance présidentielle de 2029, estimant que le pays devra traverser cette période avant de redresser sa trajectoire.
« 2029 paraît encore bien loin, mais il faudra tenir, patienter et redresser la barre », ajoute-t-elle.




