L’ancienne ministre sous le régime de Macky Sall, Zahra Iyane Thiam, monte au créneau sur la situation politique et institutionnelle du Sénégal.
Dans un post publié sur sa page Facebook, Zahra Iyane Thiam dénonce les incertitudes liées aux réformes en cours et appelle le pouvoir à prendre ses responsabilités sur le calendrier des élections locales.
Pour l’ancienne responsable gouvernementale, le recours au Conseil constitutionnel du Sénégal pour corriger les irrégularités d’une réforme constitue un signal inquiétant. « Quand un pouvoir en arrive à demander au Conseil Constitutionnel de corriger les irrégularités de sa propre réforme, c’est le symptôme d’une gouvernance en crise », affirme-t-elle.
Zahra Iyane Thiam estime que cette instabilité dépasse le seul cadre politique. « Cette instabilité politique, institutionnelle, juridique et économique a un coût », soutient-elle, évoquant ses conséquences sur la confiance des acteurs économiques et sur l’attractivité du pays.
Selon elle, « elle fragilise la confiance, freine l’investissement et détourne l’État de ses véritables priorités ». L’ancienne ministre interpelle également les autorités sur la tenue des élections locales. Elle rappelle que « les Sénégalais attendent toujours, conformément à la loi, le décret fixant la date des élections locales ».
À défaut d’une publication rapide de ce décret, elle demande au président Bassirou Diomaye Faye « de prendre ses responsabilités et d’assumer clairement leur report ».
Dans son analyse, Zahra Iyane Thiam considère que les multiples échéances et tensions institutionnelles récentes rendent difficile le maintien du calendrier initial.
« Les nombreux imprévus de ces derniers mois, largement imputables à des choix tactiques contestables, ainsi que leurs lourdes conséquences sur les finances publiques (…) imposent désormais un décalage des élections locales », écrit-elle.
Toutefois, elle met en garde contre un regroupement des scrutins. « Mais, de grâce, pas de couplage ! », insiste-t-elle. Pour elle, les collectivités territoriales doivent bénéficier d’un véritable débat de proximité et ne doivent pas être réduites à une simple variable d’ajustement politique ou budgétaire.
En conclusion, l’ancienne ministre appelle à des décisions concrètes face aux préoccupations des citoyens. « Les Sénégalais n’attendent pas des recours d’urgence, mais des réponses d’urgence », martèle-t-elle.

« …imposent désormais un décalage des élections locales… » ou comment jouer avec l’intelligence des sénégalais comme si ton mentor et Diomaye ne se parlent pas.
Tu as été choisie pour faire comprendre aux sénégalais qu’il est impossible pour l’exécutif d’organiser les élections?
Tapalé rek.