L’administration américaine a profondément modifié son approche de l’aide sanitaire internationale depuis le début de l’année 2025. Après la suspension de ses financements globaux et le démantèlement de l’USAID, Washington propose désormais des accords bilatéraux aux pays en développement. Ces nouveaux pactes, en cours de négociation ou déjà signés par plusieurs capitales africaines, dont Dakar, intègrent des clauses qui redéfinissent les relations de coopération.
La nouvelle doctrine de l’administration de Donald Trump, centrée sur l’agenda « America First », conditionne l’octroi de fonds sanitaires à des concessions stratégiques. Selon les informations d’Al Jazeera, les États-Unis exigent désormais un accès aux minerais critiques ou aux données de santé sensibles des pays bénéficiaires. Cette approche lie directement l’aide humanitaire aux intérêts nationaux américains.
Face à ces exigences, les réactions sur le continent sont contrastées. Le Zimbabwe a officiellement rompu les pourparlers concernant une enveloppe de 300 millions de dollars. Les autorités de Harare ont refusé de céder leurs données épidémiologiques et des échantillons biologiques, arguant que Washington ne prévoyait aucun partage des bénéfices sur les vaccins ou traitements potentiellement développés à partir de ces informations.
En Zambie, un accord d’un milliard de dollars est actuellement en suspens. Washington réclame un accès aux réserves de cuivre, de cobalt et de lithium du pays, assorti d’un accord de partage de données à sens unique sur dix ans. En cas de refus, Lusaka risque de perdre les financements du programme PEPFAR, essentiel pour le traitement gratuit de 1,3 million de patients atteints du VIH.
Malgré ces conditions, plusieurs pays ont accepté les termes de Washington. Le Kenya, le Nigeria, ainsi qu’une douzaine d’autres nations africaines ont signé des protocoles d’accord. Le Sénégal figure également parmi les signataires de cette nouvelle formule bilatérale.
Cependant, les volumes de financement alloués connaissent une baisse drastique. À titre d’exemple, le Sénégal, qui avait reçu 200 millions de dollars d’aide globale américaine en 2024 (dont la moitié dédiée à la santé), devrait percevoir moins de 100 millions de dollars répartis sur les cinq prochaines années dans le cadre de ce nouveau dispositif.
Historiquement, l’Afrique est fortement dépendante de l’aide américaine, qui s’élevait à 5,4 milliards de dollars en 2024. Les coupes brutales opérées en janvier 2025 ont déjà eu des répercussions mesurables. Les données de l’Impactcounter de l’Université de Boston font état de centaines de milliers de décès liés à des maladies gérables comme la tuberculose et le VIH, ainsi que de près de 10 millions de nouveaux cas de paludisme suite à l’interruption des programmes précédents.
Certains analystes estiment que cette situation pourrait contraindre les États africains à respecter leurs anciens engagements d’allouer 15 % de leur budget national à la santé. Toutefois, des experts comme Sarang Shidore, directeur pour l’Afrique au Quincy Institute, soulignent auprès d’Al Jazeera que lier l’aide sanitaire à l’extraction de minerais critiques relève de pratiques d’exploitation, même si une réforme du secteur de l’aide étrangère était jugée nécessaire.
Comment parapher un document qui prône clairement America first? Thiey nos gouvernants…
Les occidentaux ne font jamais signer quelque chose gratuitement alors il faut les vendre à prix d’or ce pourquoi ils nous font signer
Face à leurs exigences Privilégions nos richesses et arrêtons de faire le mendiant
Face à leurs demandes Privilégions nos propres Intérêts. Il n’y a pas de pays pauvres il n’y a que des pays mal organisés …Réfléchissons!