Le président des riziers signale 42 000 tonnes en souffrance, dont environ 12 000 enlevées

À Ndiaye, 42 000 tonnes de riz étaient en souffrance, selon Alioune Diagne, président de l’Association nationale des riziers. Il a précisé qu’environ 12 000 tonnes avaient déjà été enlevées lors des échanges avec le ministre de l’Agriculture, Cheikh Oumar Bâ.

Cette étape de la tournée de suivi de la campagne agricole 2026 dans le département de Dagana a conduit le ministre au casier rizicole de l’Union de Ndiaye, au Centre de machinisme agricole et à la rizerie de la Société sénégalaise des filières alimentaires (SFA). Les discussions ont porté sur la commercialisation du riz local et les difficultés de la filière. Selon lesoleil, les acteurs ont aussi évoqué le drainage, l’aménagement des casiers et la mécanisation.

Le suivi de la campagne se déploie aussi dans le sud du pays, où Cheikhou Oumar Ba a lancé une tournée consacrée à la campagne 2026-2027. À Sédhiou, il s’est rendu auprès de plusieurs maillons de la production : les serres de l’Institut sénégalais de recherches agricoles (ISRA), les champs des transformatrices de fonio de Hamdany Cherif, ainsi que des exploitations paysannes et des champs de responsables religieux à Diama-Pakao, Madina Fass et Bogal. Cette diversité de visites souligne l’étendue des enjeux agricoles suivis sur le terrain, tandis qu’à Ndiaye, l’écoulement des stocks et les équipements de transformation sont au cœur des préoccupations.

Cheikh Oumar Bâ a relevé que l’électricité représentait environ 40 % du coût de production. Il a présenté la solarisation comme une piste de solution. Pape Sandiour Dièye, président du Comité interprofessionnel du riz (CIRIZ), a demandé une accélération de l’enlèvement des stocks pour faciliter l’écoulement du paddy détenu par les producteurs.

Mamadou Moustapha Mbodj, président de la Fédération des petites unités de transformation agricole, a sollicité un meilleur accompagnement de l’État pour l’accès aux subventions et la modernisation des équipements. Hassane Koffi, directeur général de la SFA, a plaidé pour la contractualisation avec les petits producteurs, un financement adapté et une régulation du marché.

Hassane Koffi a également appelé les Sénégalais à privilégier le riz local.

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