La tension monte d’un cran autour du détroit d’Ormuz, voie commerciale stratégique actuellement soumise à un blocus par l’Iran. Alors que Washington accélère ses préparatifs militaires pour rouvrir ce passage vital, de nouvelles informations révèlent l’implication directe de l’administration de Tel-Aviv dans le dispositif américain en cours de déploiement.
Face à la fermeture de fait imposée par le Corps des gardiens de la révolution islamique aux navires liés aux États-Unis et à Israël, les forces américaines renforcent leur présence dans la région. Ce dispositif inclut notamment le navire USS Tripoli, habituellement basé au Japon, ainsi qu’une unité de Marines qui lui est rattachée. L’objectif de Washington est de reprendre le contrôle de cette zone névralgique pour le commerce international.
Dans cette offensive annoncée, qui pourrait s’étendre sur plusieurs semaines, le rôle de Tel-Aviv se précise. Selon l’agence Anadolu, qui cite un reportage de la télévision publique israélienne KAN, l’État hébreu participera activement à l’opération. Dans un premier temps, la mission d’Israël consistera à fournir un soutien en renseignement aux forces américaines ainsi qu’aux pays du Golfe impliqués.
Cette coordination intervient dans un contexte d’escalade continue depuis les attaques lancées le 28 février par les États-Unis et Israël contre l’Iran, suivies des représailles de Téhéran. La décision iranienne de maintenir la fermeture du détroit d’Ormuz a déjà engendré de lourdes répercussions négatives sur les marchés mondiaux.
Face à ces perturbations économiques majeures, le président américain Donald Trump a publiquement appelé l’ensemble des pays utilisant le détroit d’Ormuz à soutenir les efforts visant à sa réouverture.