« L’heure n’est plus aux constats, mais à l’action. » Cette déclaration du président sénégalais Bassirou Diomaye Faye, prononcée lors du sommet de la CEDEAO à Freetown le 19 juillet 2026, donne le ton d’une nouvelle ère pour l’organisation ouest-africaine.
À l’issue de la 69e session ordinaire, Diomaye Faye a été porté à la présidence en exercice de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO). Il succède au Sierra-Léonais Julius Maada Bio. Dans la foulée, le général sénégalais Birame Diop a été désigné prochain président de la Commission, remplaçant le Gambien Omar Alieu Touray à compter du 1er septembre 2026, selon les informations d’amp.dw.com.
Ce changement de leadership intervient alors que l’organisation doit composer avec le départ officiel du Mali, du Burkina Faso et du Niger, survenu le 29 janvier 2025. Ces trois pays, désormais regroupés au sein de l’Alliance des États du Sahel (AES), ont quitté la CEDEAO. Pourtant, des canaux de discussion subsistent. Le chercheur Christian Baidessou confirme que « des canaux de discussions existent toujours » entre les deux blocs.
En amont du sommet, le négociateur en chef de la CEDEAO pour le Sahel, Lansana Kouyaté, avait déjà multiplié les consultations. Le 8 mai 2026, il avait rencontré Diomaye Faye pour recueillir les expériences du Sénégal dans ce dialogue délicat. Une démarche qu’il a étendue à d’autres chefs d’État de la région, comme il l’a confié à la presse.
Les défis pour la CEDEAO restent immenses. Outre la gestion de la coexistence avec les pays de l’AES, la lutte contre les groupes terroristes dans la région demeure une priorité absolue. Lors du sommet, Diomaye Faye a insisté sur la Déclaration d’engagement en faveur du Pacte pour l’avenir de l’intégration régionale, plaidant pour une CEDEAO rénovée.
Le nouveau président de la Commission, Birame Diop, entrera en fonction le 1er septembre 2026.

Pourquoi pas seulement le Général Birame Diop?