Le départ de Lat Diop de l’Aéroport international Blaise-Diagne, à bord d’un vol d’Air France, intervient alors qu’une procédure judiciaire le concernant est toujours en cours. Ce déplacement soulève donc des questions sur les règles qui encadrent ses déplacements.
Le voyage de Lat Diop pose notamment la question du dispositif de surveillance électronique. Rien ne permet d’établir, à partir de son seul embarquement, si l’ancien ministre portait encore son bracelet ou si celui-ci avait été retiré temporairement. Une éventuelle sortie du territoire doit être examinée à la lumière de la décision judiciaire applicable et des autorisations qui auraient pu être accordées.
Les faits présumés de détournement de deniers publics, d’extorsion de fonds et de blanchiment de capitaux, liés à sa gestion passée de la Loterie nationale sénégalaise, font encore l’objet d’une instruction. Dakarposte rapporte que la défense avait obtenu un assouplissement de certaines obligations auprès de la Chambre d’accusation financière, sans que cette évolution ne signifie automatiquement une autorisation de voyager hors du Sénégal.
Cette décision permettait à Lat Diop de circuler durant la journée dans la région de Dakar, tandis que le bracelet électronique restait maintenu. L’enjeu est donc de déterminer si les conditions fixées par l’autorité judiciaire couvraient aussi ce déplacement et, le cas échéant, si une permission spécifique avait été délivrée.
Le départ ne suffit pas, à lui seul, à démontrer une irrégularité. Seules les décisions judiciaires concernées et les éventuelles autorisations de voyage peuvent préciser le régime applicable à ce déplacement. Lat Diop est sous bracelet électronique et assigné à résidence depuis le 6 novembre.
