La succession de Wade et les primaires au PDS dominent l’actualité

Les journaux abordent avec beaucoup d’intérêt la succession d’Abdoulaye Wade à la direction du Parti démocratique sénégalais (PDS) et les primaires prévues par cette formation pour désigner un candidat à la prochaine élection présidentielle.

« Présidentielle 2017 : le PDS lance un appel à candidatures », titre sobrement Le Soleil. Sud Quotidien va plus loin : « Candidature du PDS à la présidentielle 2017 : comment Wade compte faire libérer Karim ».

Les quotidiens annoncent la désignation, le 20 mars prochain, du candidat du PDS pour la prochaine élection présidentielle.

Une commission constituée de neuf membres a été mise en place pour « rendre public », dans deux semaines, « le nom du candidat retenu par le parti ». Elle est dirigée par l’ancien ministre Madické Niang, selon Le Soleil.

Sud Quotidien se montre affirmatif, en annonçant que l’ancien ministre Karim Wade, actuellement en prison pour enrichissement illicite présumé, sera choisi le 20 mars. Les militants du PDS « envisagent d’investir Karim Wade, le 20 mars prochain », écrit-il, en soulignant que ce choix aura lieu « à trois jours du verdict » à annoncer par la Cour de répression de l’enrichissement illicite (CREI) à l’endroit du fils de l’ex-chef de l’Etat.

Le but visé, selon le même journal, « est de présenter l’ancien ministre à l’opinion comme un ‘prisonnier politique’ et [ensuite organiser] des manifestations dans la rue pour obtenir sa libération », écrit encore Sud Quotidien, qui dit citer des sources proches du PDS.

Walfadjri utilise le vocable de « grand jeu » pour évoquer cette intention évoquée par les sources de son confrère. Au PDS, « tout membre peut déposer sa candidature, et tout candidat peut être présenté par un membre du parti. Ainsi, même en étant en prison, Karim Wade peut espérer être le candidat du parti », explique ce journal.

Il tient toutefois à préciser que « rien ne dit qu’il (NDLR : Karim Wade) va postuler, rien ne dit qu’il est candidat à la candidature du PDS » à la présidentielle.

Abdoulaye Wade, considéré comme la « seule constante » au PDS, qu’il dirige depuis 40 ans, « va céder sa place à des variables qui vont se disputer les primaires » prévues pour sa succession, commente Direct Info.

Il laisse entendre que celui ou celle qui va remporter les primaires va prendre la direction du parti.

Direct Info évoque « une pluralité de candidatures », en citant les noms de l’ancien Premier ministre Souleymane Ndéné Ndiaye, et des anciens ministres Aïda Mbodj, Oumar Sarr et Karim Wade.

« Tous les membres du PDS ont le droit de se présenter, y compris ceux qui sont en prison », précise Le Populaire, en citant Babacar Gaye, le porte-parole du parti.

Le Quotidien est surtout intéressé par l’information judiciaire ouverte contre un informaticien de la CREI, « qui aurait été approché par la défense de Karim Wade pour lui vendre les secrets des délibérations » sur le dossier de l’ancien ministre.

Il annonce qu’un preneur de son est également mis en cause, le parquet ayant requis le mandat de dépôt contre lui, car il aurait enregistré des « phases de délibération » du procès de Karim Wade et de ses coaccusés.

Selon Enquête, l’informaticien mettait Karim Wade au courant des décisions confidentielles que prenait la CREI à son égard.

« Les rares fois que j’ai accédé à la salle des délibérations, c’était sur la demande du président » de la Cour de répression de l’enrichissement illicite, se défend l’information, cité par L’Observateur.

Selon ce journal, la Direction des investigations criminelles (DIC) a « découvert chez » lui « 53 fichiers audio contenant des débats d’audience de la CREI ». Le mis en cause est poursuivi pour « violation du secret des délibérations, collecte et traitement déloyal de données à caractère personnel », précise L’Observateur.

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