Avant de se tourner vers l’agriculture, Abdoulaye Baldé avait tenté à deux reprises de rejoindre l’Europe par des voies irrégulières. Installé aujourd’hui dans son village natal de Tanioufa Yoronding, dans le département de Kolda, il exploite désormais une ferme familiale d’un hectare avec l’appui de l’Agence nationale d’insertion et de développement agricole, plus connue sous le sigle ANIDA.
Âgé de 33 ans, il est revenu sur son parcours en marge d’une tournée de suivi menée par l’ANIDA dans des exploitations agricoles familiales de la région de Kolda. Abdoulaye Baldé raconte avoir poussé son voyage jusqu’en Algérie puis en Libye, sans réussir à atteindre l’Europe. Il explique être rentré chez lui en 2017. Ce témoignage, recueilli par APS, a été rapporté par Abdoulaye Baldé lui-même, cité à propos de son itinéraire et de son retour au village.
Deux ans plus tard, en 2019, il choisit de s’investir dans la terre avec sa famille. Cette activité agricole, soutenue par l’ANIDA, commence selon lui à produire des résultats. Sur cette parcelle d’un hectare, il cultive notamment des aubergines amères et du piment. Il dit aussi développer l’arboriculture fruitière, c’est-à-dire la culture d’arbres produisant des fruits.
D’après ses déclarations, les revenus tirés de ces activités lui permettent de couvrir les besoins de sa famille. Il affirme également employer deux personnes sur l’exploitation. Son parcours est ainsi présenté comme un exemple de réinsertion dans son village d’origine après des tentatives d’émigration restées sans issue.
Lors de cette visite, le directeur technique de l’ANIDA, Mame Mor Guèye, a expliqué que la structure se trouvait à Kolda pour observer l’évolution des exploitations familiales agricoles installées depuis une dizaine d’années. L’objectif, a-t-il précisé, est de mesurer leur niveau de production après plusieurs années d’activité. Il a aussi réaffirmé l’ambition de l’agence de poursuivre l’installation de fermes agricoles dans d’autres localités du pays.
Du courage baldé
Une famille de combien de personnes ?
Avec les dirigeants actuels j’encourage les jeunes à tenter l’immigration car tant que Diogoye et Salif sont là le Sénégal ne bougera pas d’un iota au contraire le pays continuera à marcher à reculons