Khouraichi Thiam propose dix axes pour un Dakar sans inondation d’ici 2050

« La pluie n’est pas notre ennemie », affirme Khouraichi Thiam, qui appelle à mieux anticiper, canaliser, stocker et évacuer l’eau après les fortes précipitations enregistrées au Sénégal.

Dans sa déclaration publiée par Xibaaru, l’Administrateur général du FAISE adresse ses pensées aux familles touchées et ses condoléances aux proches des personnes décédées, notamment après les pertes en vies humaines signalées à l’Unité 7 des Parcelles Assainies.

Les pluies du 4 octobre 2026 ont perturbé les déplacements entre Dakar et sa banlieue. Parmi les zones affectées figurent Grand-Yoff, Front de Terre, Castors, Pikine, Diamaguène, Mbao, Guédiawaye, Keur Massar et Rufisque. Khouraichi Thiam souligne aussi que les territoires ruraux et d’autres régions sont confrontés aux débordements, aux difficultés d’accès et aux dégâts sur les habitations et les activités économiques.

À Dakar, le risque est aggravé par l’urbanisation rapide et les aléas climatiques. La réponse publique combine déjà interventions d’urgence et chantiers de fond : l’ONAS a doublé les capacités de pompage, tandis que le ministre de l’Hydraulique et de l’Assainissement, Cheikh Tidiane Dièye, s’est rendu sur le terrain pour suivre des travaux à Keur Massar, notamment aux bassins de l’Unité 3, d’Enda et de Firdawsi. À Thiaroye-sur-Mer, le drainage du cimetière, régulièrement submergé, est au cœur d’un plan d’urgence.

Le gouvernement entend aussi élaborer une stratégie nationale de gestion intégrée du risque d’inondation. À la Zone de captage, la démarche a réuni les ministres chargés de l’Hydraulique et de l’Assainissement, de l’Intérieur et de la Sécurité publique, ainsi que des Transports. Cette ambition rejoint l’appel de Khouraichi Thiam à dépasser une gestion limitée aux seules interventions ponctuelles.

Il inscrit ces épisodes dans un contexte mondial où des pluies extrêmes ont également causé des dégâts en Espagne, au Mexique, en Thaïlande, en Grèce et en Malaisie. Selon lui, le Sénégal ne peut plus concevoir l’assainissement uniquement à partir des conditions climatiques passées.

La proposition de plan contre les inondations à Dakar qu’il met en avant vise un objectif de « zéro inondation » à l’horizon 2050. Ses dix axes portent notamment sur la cartographie des zones à risque, la surveillance des eaux, la modernisation et l’entretien des réseaux, ainsi que la création de bassins de rétention.

Le dispositif proposé prévoit également de valoriser l’eau de pluie, d’étudier une évacuation maîtrisée vers le littoral et de moderniser les réseaux d’eaux pluviales et usées. Khouraichi Thiam ajoute le respect des règles d’urbanisme, un plan de résilience économique et la participation de chaque commune à la prévention.

L’ampleur des moyens déjà annoncés souligne l’enjeu de leur efficacité : lancé en 2012, le Plan décennal de lutte contre les inondations (PDLI) prévoyait près de 767 milliards de francs CFA pour la période 2012-2022. Bassirou Kébé demande des comptes sur l’utilisation de cette enveloppe, alors que les fortes pluies continuent de provoquer des inondations. Pour Khouraichi Thiam, les motopompes et les interventions d’urgence restent nécessaires, mais doivent s’inscrire dans une politique permanente de prévention.

Il souhaite que la réflexion dépasse les polémiques et les mandats politiques, et présente l’assainissement comme un enjeu économique, social, environnemental et stratégique. « Dakar doit devenir une solution, jamais un problème », conclut-il.

Votre avis sera publié et visible par des milliers de lecteurs. Veuillez l'exprimer dans un langage respectueux.

";

4 commentaires

  1. Vous de kiraye vous êtes des arnaqueurs avec votre parti on peut s’attendre au plus grave enquête sur les 767 milliards dpdli

Laisser un commentaire