La brigade de recherches de la gendarmerie de Keur Massar a mis fin aux activités du cabinet esthétique clandestin « Umu Technologies Beauty », après qu’une patiente a déposé une plainte pour de graves complications consécutives à une intervention visant à réduire son double menton, rapporte Les Echos.
Attirée par une publicité sur TikTok, la victime avait versé 500 000 FCFA pour l’opération. Mais l’intervention a mal tourné, la poussant à saisir les autorités. La propriétaire du cabinet, N. Camara, et son employé P. A. Diédhiou ont été interpellés et placés en garde à vue. Ils sont poursuivis pour pratique illégale de la médecine, association de malfaiteurs et mise en danger de la vie d’autrui.
Lors de la perquisition, les gendarmes ont saisi une importante quantité de matériel médical. Le cabinet a été placé sous scellés. Cette affaire, révélée par Senegal7, rappelle un précédent à Thiaroye-Gare, où, en mars 2026, la Brigade nationale de lutte contre la piraterie et la contrefaçon (BNLPC) avait démantelé un réseau de vente de produits contrefaits censés modifier les formes du corps, actif depuis 2023 dans une cantine.

Un cabinet esthétique clandestin.
On en est donc là.
Et apparemment, les individus qui y opéraient seraient des « diplômés ou plutot Dorkats », autoproclamés experts en chirurgie esthétique. Fascinant. On invente des titres, on improvise des compétences, et hop, on s’improvise chirurgien comme on ouvrirait un food‑truck.
Sérieusement : comment peut‑on prétendre exercer la chirurgie, l’une des disciplines les plus exigeantes et les plus réglementées qui soient, sans avoir mis un pied à l’université, sans diplôme officiel, sans reconnaissance d’un ordre professionnel, sans aucune légitimité scientifique ou médicale ?
C’est presque un exploit… dans la catégorie fraude XXL.
Le plus incroyable, c’est que certains arrivent à faire croire qu’un bistouri et un compte Instagram suffisent pour remplacer dix ans d’études, de stages, d’internat et de responsabilités vitales.
On atteint un niveau de culot qui force presque l’admiration — presque.