Képar-Gui : ce qui s’est passé entre 0h30 et 5h45

Aux Parcelles Assainies, un jeune tailleur de 25 ans a été séquestré et violemment battu dans la nuit à l’auberge Képar-Gui, où le gérant l’a confondu avec un voleur, dans un récit relayé par Kawtef. Les faits ont conduit à l’interpellation du gérant par les éléments du commissariat d’arrondissement de Golf-Sud.

Tout commence aux environs de minuit trente. I. A. Guèye, domicilié à Cambérène 2, accompagne son ami A. B. Mbaye à l’auberge Képar-Gui, située à l’unité 06 des Parcelles Assainies. Son ami doit y retrouver sa petite amie. Après avoir facilité leur mise en contact, le jeune homme repart vers son atelier de couture installé à l’unité 11, où il travaille jusqu’à 3 heures du matin.

Après cette séquence, I. A. Guèye retourne à l’auberge pour attendre son ami et monte sur la terrasse de l’établissement. C’est là que le gérant, M. Thiam, domicilié à Cambérène, le prend pour un voleur. Le tailleur est alors malmené, battu puis séquestré. Il parvient malgré tout à composer le numéro vert de la police pour demander du secours.

La salle SIC reçoit l’appel de détresse vers 4 heures 30 et alerte aussitôt le commissariat de Golf-Sud. Les agents se rendent sur place sans délai. À leur arrivée, le gérant, informé que la victime a joint la police, la relâche d’abord. Les policiers découvrent un jeune homme au front ensanglanté et au corps maculé de sang. M. Thiam refuse ensuite de coopérer, menace les agents, conteste leur intervention à cette heure de la nuit et s’oppose à l’ouverture de l’accès. Retranché dans une chambre, il oblige les policiers à défoncer la porte pour extraire le blessé.

I. A. Guèye est ensuite acheminé vers un hôpital pour recevoir des soins d’urgence. M. Thiam est conduit au commissariat d’arrondissement de Golf-Sud à 5 heures 45. Interrogé sommairement sur les raisons de son acte, il choisit de garder le silence. Il est placé en garde à vue pour séquestration, coups et blessures volontaires et mise en danger de la vie d’autrui, avant d’être déféré devant le procureur Saliou Dicko, chef du parquet de Pikine-Guédiawaye.

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