Kemi Seba : l’Afrique du Sud lance son extradition vers le Bénin, audience fixée au 14 juillet

La procédure d’extradition visant Kemi Seba a officiellement démarré en Afrique du Sud. Devant le tribunal, l’activiste panafricaniste s’est retrouvé seul à la barre après la sortie de ses deux co-accusés, au terme de plusieurs heures de débats sur des demandes de liberté sous caution. C’est à ce moment que le parquet a remis un nouveau document au juge.

Selon des éléments rapportés par RFI et relayés par Yahoo, il s’agit d’un mandat d’arrêt émis cette fois par les autorités sud-africaines. Son avocat Bill Kobras a expliqué que les mandats d’arrêt délivrés par le Bénin n’avaient pas de valeur juridique directe en Afrique du Sud. D’après lui, les pièces transmises par Cotonou ont donc été soumises à un magistrat sud-africain, qui a ensuite délivré un mandat local permettant l’arrestation et la détention de Kemi Seba dans le cadre d’une éventuelle remise au Bénin.

Bill Kobras a ajouté que ce mandat avait été délivré puis notifié à son client par un agent d’Interpol. Il a ainsi confirmé que la procédure d’extradition avait commencé ce jour-là. Recherché par le Bénin pour soutien à la tentative de coup d’État de décembre 2025 et pour blanchiment d’argent, Kemi Seba doit rester détenu au moins jusqu’au 14 juillet, date retenue par le juge pour ouvrir les discussions sur son extradition.

Cette séquence judiciaire intervient après son arrestation à Pretoria. Il avait été interpellé avec son fils alors qu’ils tentaient de quitter le territoire sud-africain. Un facilitateur avait également été arrêté dans cette affaire. Il est soupçonné d’avoir perçu 250 000 rands, soit environ 13 000 euros, pour organiser un passage clandestin vers le Zimbabwe.

Quelques jours plus tard, Kemi Seba avait déjà comparu à Pretoria pour séjour illégal, aux côtés de son fils et d’un ressortissant sud-africain. Lors de cette audience distincte de la procédure d’extradition, le parquet avait demandé un report afin de vérifier notamment l’authenticité de son passeport, présenté par la défense comme un passeport diplomatique nigérien confirmé par l’ambassade du Niger.

Le 25 avril, le FRAPP avait réagi à son arrestation en dénonçant une « offensive politique » et en réclamant sa libération, tandis que le juge a fixé au 14 juillet le début des discussions sur son extradition.

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