Kemi Seba arrêté à Pretoria, le montant déboursé pour sa fuite vers le Zimbabwe

L’activiste panafricaniste Kemi Seba a été interpellé en Afrique du Sud, en compagnie de son fils, alors qu’ils tentaient de quitter le territoire. Visé par un mandat d’arrêt émis par le Bénin, il fait désormais l’objet d’une procédure d’extradition.

Selon les informations rapportées par Sud Quotidien, l’arrestation s’est déroulée lundi dans un centre commercial de Pretoria. Les forces de l’ordre sud-africaines reprochent au duo des faits présumés de facilitation d’entrée illégale au Zimbabwe via le fleuve Limpopo, une étape prévue avant de rejoindre l’Europe. Un facilitateur a également été appréhendé sur les lieux. Ce dernier aurait perçu la somme de 250 000 rands, soit environ 13 000 euros, pour organiser ce passage clandestin de la frontière.

En parallèle de cette tentative de franchissement illégal, la justice béninoise réclame l’extradition du dirigeant de l’ONG « Urgences panafricanistes ». Les autorités de Cotonou l’accusent d’apologie de crimes contre la sûreté de l’État et d’incitation à la rébellion. Suivi par près d’1,5 million d’abonnés sur les réseaux sociaux, Kemi Seba est connu pour ses positions hostiles à la politique française et à certains gouvernements africains.

La comparution de l’activiste et de son fils a été fixée au 20 avril 2026. Dans l’attente de cette audience et des suites de la procédure d’extradition, ils ont été placés en détention provisoire.

Cette interpellation intervient dans un climat politique particulier au Bénin, quelques jours après l’élection présidentielle du 12 avril 2026. La Commission électorale a désigné le candidat du pouvoir, Romuald Wadagni, vainqueur provisoire avec plus de 94 % des suffrages, en attendant la proclamation définitive des résultats par la Cour constitutionnelle.

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