Kaolack : Babacar Ndiogou interpelle le maire sur la transparence et la gestion des investissements communaux

Dans une deuxième lettre ouverte au maire de Kaolack, Babacar Ndiogou, leader du mouvement Jappo Yessal, réclame des éclaircissements sur plusieurs projets municipaux. Du manège installé dans l’enceinte de la mairie aux terrains attribués à Sing-Sing, en passant par les infrastructures scolaires, sanitaires et sportives, il invite l’édile à rendre compte de sa gestion.

La gestion de la commune de Kaolack est au cœur d’une nouvelle interpellation politique. Le leader du mouvement Jappo Yessal, met en avant l’exigence de transparence et de redevabilité dans la conduite des affaires municipales.

« La transparence annihile la désinformation, brise l’opacité et fait triompher la vérité ! », affirme-t-il en préambule de sa tribune.

S’il reconnaît l’intérêt de la démarche participative annoncée autour du Débat d’orientation budgétaire (DOB), il demande au maire de fournir des réponses précises sur les décisions prises, les investissements réalisés et les ressources mobilisées.

Des interrogations sur plusieurs projets municipaux

Parmi les dossiers soulevés figure la construction d’un manège dans l’enceinte de la mairie. Babacar Ndiogou demande si le projet a fait l’objet d’une délibération du conseil municipal et si les plans et devis ont été communiqués aux conseillers.

Il s’interroge également sur le choix de cet emplacement, alors que la mairie souffrirait déjà d’un manque de places de stationnement.

L’aménagement de la plage de Kundam constitue un autre point d’interpellation. Le responsable de Jappo Yessal réclame la publication des délibérations relatives à la construction du mini-terrain et à l’attribution d’espaces à des promoteurs.

Il souhaite également connaître le coût des travaux ainsi que les conditions d’exploitation des espaces aménagés.

À Sing-Sing, ses questions portent sur le titre foncier 2084. Il demande le nombre de terrains déjà attribués, les critères de sélection des bénéficiaires, les sommes collectées au titre du bornage et la publication de la liste des attributaires.

Il sollicite, en outre, des précisions sur le projet de logements sociaux et ses modalités d’attribution.

Concernant le pont Noirot, notamment l’ancien pont Serigne Bassirou Mbacké et ses abords, Babacar Ndiogou veut connaître la provenance des financements ayant permis les travaux : fonds propres de la mairie ou ressources extérieures.

Écoles, santé et infrastructures sportives au banc des questions

La tribune passe également en revue plusieurs secteurs sociaux. Sur le plan sportif, Babacar Ndiogou réclame des informations sur le remplacement du stade municipal de Sing-Sing, l’état d’avancement des mini-stades de quartier et le projet de terrain de basket.

En matière d’éducation, il demande le nombre de salles de classe et de murs d’école construits, de blocs de latrines installés et d’établissements pavés. Il met particulièrement l’accent sur les difficultés liées à l’accès à des toilettes fonctionnelles dans certaines écoles.

Dans le domaine de la santé, le leader de Jappo Yessal souhaite connaître le nombre de postes de santé effectivement construits et réceptionnés, ainsi que celui des logements destinés aux sages-femmes.
Il distingue ces réalisations des opérations de réfection annoncées par la municipalité, dont il conteste implicitement la portée au regard de l’état de certaines structures.

La jeunesse n’est pas en reste. Babacar Ndiogou s’interroge sur la place du Conseil communal de la jeunesse dans la gestion des affaires locales et sur son implication dans les initiatives municipales.

PAI, PTI et comptes rendus : l’exigence de publication

Au-delà des projets, le responsable politique réclame davantage de documents accessibles aux citoyens. Il salue la diffusion en direct des sessions du conseil municipal, mais déplore l’absence, selon lui, de publication systématique des comptes rendus écrits et des délibérations sur la page Facebook de la mairie.

Il demande également la publication du Plan annuel d’investissement (PAI) et du Plan triennal d’investissement (PTI), afin de permettre aux populations de suivre les projets programmés et les priorités de la commune.

« Vous prétendez prôner la transparence », écrit-il au maire, avant de l’interroger sur l’utilisation de la communication municipale, qu’il estime trop souvent consacrée aux ripostes et aux prises de position partisanes.

Marché central, gares routières et patrimoine

Les difficultés liées à la gestion du marché central figurent aussi dans la lettre ouverte. Babacar Ndiogou appelle le maire à privilégier le dialogue avec les acteurs concernés pour trouver des solutions aux problèmes d’assainissement et de gestion.

Il demande notamment combien de blocs sanitaires ont été construits dans le marché et combien de garages ont été modernisés.

Autre sujet évoqué, l’horloge du marché central, présentée comme un symbole du patrimoine et de l’identité de Kaolack. Le leader de Jappo Yessal réclame des explications sur le retard de sa réhabilitation et sur le budget éventuellement prévu à cet effet.

Il plaide par ailleurs pour une plus grande ouverture du maire aux initiatives portées par ses concurrents politiques, notamment dans les domaines de l’assainissement du marché et de l’éclairage public.

Les adjoints et conseillers municipaux également interpellés

But not least, Babacar Ndiogou questionne le rôle des élus municipaux dans la collecte et la transmission des préoccupations des populations. Il estime que les adjoints au maire et les conseillers municipaux devraient être davantage associés à la gestion de la commune et au suivi des projets.

Il s’interroge notamment sur l’utilité de mobiliser des jeunes pour recueillir les attentes des citoyens dans le cadre du DOB, alors que cette mission relève également, selon lui, des responsabilités des élus locaux.

Votre avis sera publié et visible par des milliers de lecteurs. Veuillez l'exprimer dans un langage respectueux.

";

Laisser un commentaire