À Kaolack, les anciens travailleurs de l’entreprise Satar, chargée du chantier du complexe « Cœur de ville », ont tenu un point de presse le samedi 25 avril pour relancer leur dossier. Ils disent attendre depuis plusieurs années le versement d’une partie de leurs indemnités de licenciement, dans un contexte de prolongation du projet.
Selon les informations rapportées par Sud Quotidien, 215 ex-employés réclament le reliquat de la troisième tranche de leurs indemnités. Le montant en cause est évalué à 615 millions de francs CFA. D’après leurs déclarations, cette somme serait toujours bloquée à un niveau qu’ils affirment ne pas connaître, alors que le paiement aux ayants droit n’est toujours pas effectif sept ans après.
Les intéressés expliquent avoir déjà perçu, lors des deux premières tranches, des montants moyens de 1,2 million de francs CFA, et jusqu’à 800.000 francs CFA pour certaines catégories supérieures, selon les cas évoqués lors de la rencontre. Pour le reste du paiement, ils disent désormais soupçonner une arnaque, en raison de l’absence d’issue sur la troisième tranche et des divergences apparues autour de la gestion du dossier.
Le collectif affirme que l’affaire est marquée par une confusion entre les ex-employés, leur avocat et des responsables syndicaux qui s’étaient proposés pour de bons offices. Dans le même temps, ils rapportent que l’entreprise Satar soutiendrait avoir déjà versé l’intégralité de la somme aux personnes chargées du dossier. À ce stade, aucune précision supplémentaire n’a été communiquée sur le circuit exact des fonds ni sur l’autorité où le paiement serait bloqué.
Les ex-employés disent avoir adressé plusieurs lettres à leur avocat titulaire, au bâtonnier des avocats ainsi qu’au procureur de la République pour tenter de décanter la situation. Ils affirment que ces démarches sont restées sans réponse. Lors de ce point de presse, ils se sont présentés comme des victimes d’une négligence à plusieurs niveaux.
Face à cette situation, le collectif a lancé un appel au Président Bassirou Diomaye Faye et au Premier ministre pour une solution diligente. Les intervenants ont insisté sur la précarité dans laquelle vivrait une partie des anciens travailleurs, soulignant que plusieurs membres, en raison de leur âge, ne seraient plus en mesure d’exercer des activités demandant des efforts physiques.