JOJ Dakar 2026 : la certification des forces de sécurité après le SEC.EX multisites

Les forces de défense et de sécurité doivent passer les 6 et 7 octobre une certification destinée à évaluer le dispositif préparé pour les Jeux olympiques de la jeunesse (JOJ) Dakar 2026. Cette étape intervient après un exercice multisites organisé les 28 et 29 septembre par le Comité national de sécurisation des Jeux Olympiques de la Jeunesse (CNS-JOJ), dans une préparation qui s’est intensifiée au fil des mois pour la première édition des Jeux organisée sur le continent africain.

Les mises en situation du SEC.EX ont éprouvé la coordination entre services et leur capacité à traiter plusieurs incidents en parallèle. Le 28 septembre, la Police nationale a notamment participé à des exercices à Saly Beach West/Lamantin Beach, au stade Iba Mar Diop et au complexe Tour de l’Œuf. Les scénarios portaient entre autres sur des incidents maritimes et terrestres, des alertes à la bombe, des évacuations et des troubles à l’ordre public.

Ces sites avaient déjà accueilli, les 7 et 8 août, les exercices grandeur nature baptisés « Evans ». Pendant 48 heures, la Police nationale y avait testé sa réactivité et la solidité de son dispositif face à des menaces simulées. Les nouvelles manœuvres de septembre prolongent ces tests en sollicitant plusieurs services et des situations d’urgence plus variées.

La Gendarmerie nationale a également conduit des manœuvres à l’AIBD, sur l’autoroute A1, à la sortie 11 et au CICAD. Contrôles frontaliers, escorte d’une délégation, carambolage et évacuations sanitaires figuraient parmi les situations simulées. Au Village olympique, les équipes ont travaillé sur la prise en charge d’une intoxication alimentaire collective.

Le lendemain, un scénario à l’hôtel Terrou-Bi a simulé la prise en otages d’une cinquantaine de personnes par onze assaillants présumés. La RTS rapporte que quinze otages ont d’abord été libérés, avant l’intervention des unités spécialisées, qui a duré près de deux heures. Le bilan de cette simulation fait état de dix assaillants interpellés, d’un neutralisé, de trois blessés et de deux otages décédés.

Un autre exercice a porté sur un incident à bord du Train express régional (TER), où se trouvait une délégation officielle américaine. Après une agression au couteau, une alerte à la bombe a conduit à l’arrêt du train à Sébikotane et à l’évacuation des passagers. Les équipes de détection et de neutralisation d’explosifs sont intervenues, puis les sapeurs-pompiers ont été mobilisés pour un départ de feu simulé.

Coordination et commandement à l’épreuve

La certification des forces de sécurité doit notamment mesurer leur interopérabilité, c’est-à-dire leur capacité à agir ensemble, ainsi que la rapidité des interventions, les communications et le fonctionnement des chaînes de commandement. Le principe retenu prévoit que le service compétent sur le territoire dirige l’action, tandis que les autres composantes apportent leurs moyens en appui. Cette coordination se prépare aussi avec les partenaires étrangers : le 29 juillet, à moins de cent jours de l’ouverture des Jeux prévue le 31 octobre, le ministre sénégalais de l’Intérieur et de la Sécurité publique, Mouhamadou Makhtar Cissé, a échangé par téléphone avec son homologue français Laurent Nuñez, notamment sur le soutien français à la sécurisation de l’événement.

La simulation de l’hôtel Terrou-Bi a aussi fait état de la saisie de six fusils d’assaut AK-47.

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