À l’approche des Jeux olympiques de la jeunesse Dakar 2026, Horizon Sans frontières appelle les autorités sénégalaises à assurer la sécurité, la salubrité et la circulation sans porter atteinte à la dignité des personnes étrangères.
L’organisation estime que les opérations de déguerpissement et de contrôle doivent viser l’occupation illégale de l’espace public, les activités non autorisées ou les infractions, quelle que soit la nationalité des personnes concernées. Elle demande que ces interventions reposent sur des faits précis, des procédures régulières et les mêmes règles pour tous.
Cette exigence s’inscrit dans les prises de position récentes de l’association sur le traitement réservé aux ressortissants sénégalais à l’étranger. Après les fouilles jugées intrusives subies par des joueurs sénégalais aux États-Unis, Horizon Sans frontières, dirigée par Boubacar Seye, avait exigé la convocation de l’ambassadeur américain. Pour l’organisation, la souveraineté des États en matière de sécurité ne saurait justifier des pratiques perçues comme dégradantes ou disproportionnées. À Dakar comme à l’étranger, elle défend ainsi le principe de contrôles nécessaires, mais encadrés et respectueux de la dignité.
Dans une contribution publiée par Senenews, Horizon Sans frontières rappelle que la sécurité et la dignité des étrangers à Dakar doivent être prises en compte dans la préparation de l’événement. L’association refuse notamment d’assimiler immigration irrégulière et délinquance : une situation administrative irrégulière ne constitue pas, à elle seule, une infraction pénale.
Selon l’organisation, le traitement des situations administratives doit rester individuel, transparent et respectueux des droits fondamentaux. Elle insiste aussi sur le cas des personnes ayant fui des guerres, des conflits armés, des persécutions ou des menaces graves, notamment dans le contexte du Sahel.
Horizon Sans frontières rappelle que le Sénégal est partie à la Convention de Genève de 1951 relative au statut des réfugiés ainsi qu’à des instruments africains de protection. Le principe de non-refoulement interdit de renvoyer une personne vers un territoire où sa vie ou sa liberté seraient menacées.
L’association appelle enfin à préserver la téranga, présentée comme une tradition sénégalaise d’accueil, d’hospitalité et de respect de l’étranger. Boubacar Seye est chercheur, consultant en migrations internationales et président d’Horizon Sans frontières.

Pourquoi on a l’impression qu’on veuillent faire passer les sénégalais pour des xénophobes ? Et en plus une certaines presses veut nous l’imposer. Le Sénégalais quand on regarde dans le cadre légal, ne fait que défendre ses intérêts, comme cela se ferait dans n’importe quel pays. Peut être que la méthode n’est pas la bonne pour certains d’entre nous, mais la revendication est légitime