À quelques mois des Jeux olympiques de la jeunesse (JOJ) Dakar 2026, Malick Diouf, initiateur du Dakar Sport Summit, a tiré la sonnette d’alarme. Selon lui, le Sénégal « n’a pas le droit de se louper » dans l’organisation de cet événement historique, le premier du genre en Afrique.
Dans un entretien accordé à l’Agence de presse sénégalaise, Malick Diouf a souligné que le principal défi reste l’appropriation populaire. « Les Jeux olympiques de la jeunesse 2026 ne se limitent pas aux infrastructures. Il faut d’abord les populariser, les faire accepter par les populations, pas seulement par une élite informée », a-t-il déclaré.
Il a salué l’accélération des travaux d’infrastructures, mais a appelé à renforcer la communication autour de la compétition dans les régions. Le relais de la flamme olympique serait, selon lui, une occasion idéale pour créer une « excitation populaire » à travers le pays.
Malick Diouf a également mis en avant les retombées économiques et sociales, notamment la formation de 3 000 jeunes dans les métiers du sport, du marketing, de la restauration ou de la santé. Il souhaite que l’héritage des JOJ fasse du Sénégal une terre d’accueil pour les grands événements sportifs internationaux.
Pour y parvenir, il préconise de valoriser des événements locaux comme la traversée Dakar-Gorée, les régates de Saint-Louis ou le Tour du Sénégal cycliste. Les JOJ 2026, sous le slogan « L’Afrique accueille, Dakar célèbre », réuniront environ 2 700 athlètes dans une vingtaine de disciplines.