Si Adil Rami assure ne viser que le sélectionneur, l’analyse qui dévoile la stratégie de reconquête affective dissimulée derrière ses propos

La victoire du Sénégal à la CAN 2025 et le parcours de son sélectionneur, Pape Thiaw, continuent d’alimenter les débats bien au-delà des frontières sportives. Alors que le sacre continental a validé les choix tactiques de l’encadrement technique, une voix discordante s’est fait entendre : celle d’Adil Rami. L’ancien international français a vivement critiqué le technicien sénégalais, provoquant une réaction immédiate de nos confrères d’Emedia. Loin de s’en tenir au terrain, cette analyse met en lumière une dimension bien plus personnelle de cette attaque médiatique.

Selon la tribune signée par le journaliste Momar Alice Niang, la sortie d’Adil Rami ne relèverait pas d’une simple analyse technique, mais d’une démarche qualifiée d’« opportunisme mal assumé ». Notre source souligne que derrière les reproches adressés à Pape Thiaw se cache une tentative de reconquête de l’opinion publique marocaine. Le journaliste rappelle le choix historique du joueur de privilégier l’équipe de France au détriment des Lions de l’Atlas, une décision respectée à l’époque mais qui semble aujourd’hui peser dans sa communication. Emedia avance que l’ancien défenseur tenterait d’utiliser cette polémique autour de la finale comme un levier pour « regagner une forme d’affection ou de pardon symbolique » auprès d’un public qu’il n’a jamais représenté.

L’analyse réfute également la distinction opérée par Adil Rami, qui affirmait ne pas s’attaquer aux Sénégalais mais uniquement à leur entraîneur. Pour notre confrère, cette dissociation est impossible : Pape Thiaw incarne la sélection nationale. La tribune utilise une métaphore cinglante pour illustrer le manque de considération perçu dans les propos de l’ancien joueur, comparant le traitement infligé au sélectionneur à celui d’une « serviette » que l’on utilise puis que l’on jette. Cette image fait écho, selon le texte, à une attitude de consommation où le technicien sénégalais deviendrait un simple accessoire servant à redorer l’image d’un consultant en quête de visibilité.

Sur le plan de la légitimité sportive, la réponse apportée est factuelle. Alors que le Sénégal a décroché le titre continental au terme d’un parcours maîtrisé, Emedia oppose le palmarès d’entraîneur de Pape Thiaw à l’inexpérience d’Adil Rami dans ce domaine précis. Le journaliste insiste sur le fait que donner des leçons de gestion émotionnelle ou tactique exige une crédibilité que seule la pratique du banc de touche à haut niveau peut conférer. Le texte conclut en rappelant que le respect s’acquiert par le travail et les résultats, et non par des interventions médiatiques jugées déconnectées de la réalité du terrain.

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