Deux personnes ont trouvé la mort ce jeudi dans le sud-ouest de l’Iran au cours de manifestations marquées par de violents affrontements avec les forces de l’ordre. Ces incidents, survenus dans un contexte de crise économique aiguë, ont également fait plusieurs blessés parmi les agents de sécurité.
D’après les informations relayées par l’agence Anadolu, citant des médias locaux, plus de 150 manifestants se sont rassemblés dans la région de Lordegan, située dans la province de Chaharmahal-et-Bakhtiari. Les participants ont scandé des slogans hostiles au gouvernement et jeté des pierres sur des bâtiments publics. Un responsable local a indiqué que des tirs provenant des manifestants ont visé les forces de sécurité après leur intervention, entraînant la mort de deux personnes et blessant plusieurs agents.
Ces troubles font suite à une série d’incidents survenus la veille dans la ville de Kuhdasht, dans la province de Lorestan. Les autorités y ont procédé à l’arrestation de vingt individus après des heurts ayant coûté la vie à un membre de la force Bassidj, une unité paramilitaire liée au Corps des gardiens de la révolution islamique.
La vague de contestation actuelle a débuté le 28 décembre, initiée par des commerçants du Grand Bazar de Téhéran protestant contre la chute du rial iranien et la détérioration des conditions de vie. Le mouvement s’est depuis propagé à diverses villes du pays. Face à la situation, la porte-parole du gouvernement, Fatemeh Mohajerani, a affirmé que l’exécutif reconnaît officiellement ces revendications. Le président Masoud Pezeshkian a également admis la responsabilité du gouvernement dans les difficultés économiques, refusant d’imputer la crise à des acteurs extérieurs.


