Publicité TRANSPORT_SAKHO
Publicité PHASAOC - MIN ECO

Identités sénégalaises vendues à des étrangers : la DNLT met à nu une filière opérant à Bignona

La Division nationale de lutte contre le trafic de migrants et pratiques assimilées (DNLT) a porté un nouveau coup à un réseau présumé spécialisé dans la vente de documents d’état civil sénégalais à des ressortissants étrangers. Une opération menée par l’antenne de Ziguinchor a permis l’interpellation de plusieurs individus impliqués dans cette affaire qui aurait pris racine dans la commune de Bignona.

Selon les premiers éléments de l’enquête, rapporte Libération, un homme connu sous le nom de Moussa Bassène, présenté comme directeur de l’entreprise Amak BTP Properties SARL établie à Bignona, serait en réalité un ressortissant ghanéen répondant au nom de Moses Amarh. Les investigations révèlent qu’il aurait bénéficié d’une identité sénégalaise obtenue frauduleusement grâce à la complicité présumée de plusieurs personnes.

Parmi elles figure Ousmane Bassène, président du GIE Kassumay Tefess, accusé d’avoir « prêté » ses parents sénégalais à Moses Amarh afin de lui permettre d’obtenir une identité nationale. Cette manœuvre aurait facilité une escroquerie estimée à plus de 43 millions de francs CFA.

L’enquête a également conduit à l’arrestation d’Amadou Bamba Badiane, agent de la Sonaged, soupçonné d’avoir joué un rôle d’intermédiaire dans la vente de documents sénégalais à des ressortissants ghanéens. Les enquêteurs s’intéressent aussi à l’implication présumée d’Amara Coly, dit « Fakéba », officier d’état civil à la mairie de Bignona, ainsi qu’à celle de Cheikh Oumar Diouf, entrepreneur dans le secteur du BTP.

Les opérations menées par la DNLT ont permis la saisie de registres et de plusieurs documents administratifs considérés comme des pièces à conviction. Les enquêteurs affirment avoir découvert un registre d’état civil présumé corrompu au cœur même de la mairie de Bignona, un élément qui pourrait révéler l’existence d’un système plus vaste de falsification et de délivrance irrégulière d’actes administratifs.

Votre avis sera publié et visible par des milliers de lecteurs. Veuillez l'exprimer dans un langage respectueux.

";

Un commentaire

  1. La polémique autour de la « dette cachée » du Sénégal continue d’alimenter le débat public, notamment après la sortie de l’ancien président de la Cour des comptes, Mamadou Faye, qui affirme qu’aucune mention de « dette cachée » ne figure dans le rapport de l’institution, dont la publication est attendue prochainement. Pourtant, le FMI a confirmé une sous-déclaration d’environ 5 milliards de dollars de dette entre 2019 et 2024. Si le constat d’une sous-évaluation du stock de la dette semble désormais établi, la question des responsabilités demeure entière. Et, avec elle, le débat politique, économique et judiciaire qui continue de diviser l’opinion.

    Le passage de Edouard Gemayel, chef de mission du FMI, à TV5MONDE, résume la position du FMI à l’issue de sa mission de mars 2025.

    Le FMI a estimé qu’environ 5 milliards de dollars de dette n’avaient pas été correctement déclarés entre 2019 et 2024. Selon le chef de mission du FMI, Édouard Gemayel, il y a eu une « décision consciente de sous-estimer le stock de la dette », ce qui aurait permis au Sénégal d’afficher un niveau d’endettement plus faible et d’emprunter à des conditions plus avantageuses.

    Cette conclusion allait dans le même sens que les constatations de la Cour des comptes. À la suite de ces révélations, le programme du Fonds monétaire international de 1,8 milliard d’euros avait été suspendu, dans l’attente de mesures correctives et d’un rétablissement de la fiabilité des finances publiques.

    C’est pourquoi, dans le débat actuel au Sénégal, il est important de distinguer deux questions :
    L’existence d’une sous-déclaration de la dette. Le FMI a confirmé qu’il y avait bien eu une sous-évaluation du stock de la dette et a repris ce constat dans ses échanges avec les autorités sénégalaises.

    Les responsabilités individuelles ou pénales : le FMI ne désigne pas les personnes qui seraient juridiquement responsables. Cette question relève des institutions sénégalaises, notamment de la justice, des organes de contr

Laisser un commentaire