Ibrahima Faye salue la volonté de l’État dans le redressement de la Poste

À la veille de la célébration de la Journée internationale du travail, prévue ce 1er mai 2026, le Secrétaire général du Syndicat national des travailleurs de la Poste (SYNAPOSTE), Ibrahima Faye, revient, avec force détails, sur la politique de restructuration et de modernisation de la Poste. Ibrahima Faye constate que de nombreux efforts ont été consentis par l’État du Sénégal pour que cette société nationale demeure un fleuron de l’économie.

« Le SYNAPOSTE salue la volonté affichée par l’État du Sénégal dans le processus de redressement de la Poste. Des avancées notables ont été enregistrées. La mise en œuvre de la première phase du Plan national de départ négocié (PND), ayant concerné 290 agents pour un montant de 3,071 milliards de FCFA, en constitue une illustration concrète.

L’appui de l’État a également permis d’assurer le paiement régulier des salaires et de restaurer un climat social apaisé. Ces acquis sont importants et méritent d’être reconnus », a déclaré le Secrétaire général de SYNAPOSTE, qui invite à la poursuite des actions déjà engagées afin de tirer davantage vers le haut l’entité.

« Ces avancées ne sauraient constituer un aboutissement. Elles doivent être le point de départ d’une transformation plus profonde. SYNAPOSTE refuse tout immobilisme. La modernisation de la Poste doit s’accélérer et se traduire par des actions concrètes : une valorisation effective et transparente du patrimoine immobilier ; un renforcement stratégique des filiales, notamment Postefinances et EMS ; le décaissement rapide de la phase 2 du PND. Nous appelons à des décisions fortes, à la hauteur des attentes légitimes des travailleurs. »

« Nous saluons également la relance du transport de colis sous le label Jotnaci, avec ses nouvelles offres (Eco, Perso, Express et Navettes), ainsi que le lancement annoncé de l’application mobile dédiée. Autant d’initiatives qui traduisent une volonté ferme de repositionnement stratégique et de modernisation des services. »

SYNAPOSTE appelle par ailleurs au renforcement du dialogue social pour instaurer un climat de travail apaisé :

« Nous réaffirmons notre attachement au dialogue social, socle indispensable de toute réforme durable. Nous saluons les efforts engagés par la Direction générale, sous l’impulsion de Monsieur Maguette Kane, pour promouvoir une gouvernance fondée sur la transparence et la concertation ».

Le processus du PND, conduit dans un esprit inclusif, en est une illustration. Nous appelons l’ensemble des parties prenantes à préserver cette dynamique et à la renforcer pour surmonter les défis à venir.

Les progrès observés aujourd’hui sont le fruit d’une convergence d’efforts : volonté politique de l’État, engagement de la Direction générale, et contribution des partenaires techniques et financiers. »

En perspective, Ibrahima Faye appelle à la consolidation des acquis :

« Nous devons construire l’avenir ensemble. Les conventions signées avec différents partenaires témoignent d’une dynamique de relance et d’ouverture stratégique : collaboration avec la CDC, partenariat avec SENUM SA dans les domaines du cloud, de l’intelligence artificielle et de la cybersécurité, ainsi que les synergies avec Postefinances et la CSA. »

Cependant, l’avenir de la Poste dépend avant tout de notre capacité collective à agir avec responsabilité, exigence et solidarité. Une Poste forte repose sur des travailleurs respectés. Des travailleurs respectés garantissent un service public performant. Et un service public performant est un pilier d’un Sénégal plus juste. »

En dernière instance, le Secrétaire général de SYNAPOSTE lance un appel fort :

« En ce 1er mai 2026, SYNAPOSTE appelle à la mobilisation et à l’engagement de tous pour poursuivre, ensemble, la transformation de notre outil de travail. »

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2 commentaires

  1. L’État ne vous viendra en aide que si vous intégrez un principe fondamental de rentabilité : il ne peut y avoir deux employés pour un seul poste. L’ère des agents rémunérés sans activité réelle est révolue. Désormais, chaque collaborateur de la Poste devra faire preuve de polyvalence et d’efficacité, à l’instar des standards du secteur privé.

    Il n’est plus question de rester passif derrière un guichet en attendant qu’un client vienne simplement acheter un timbre. Le salaire ne doit plus être perçu comme un acquis de « l’État-providence », mais comme une rétribution méritée par la productivité et la création de valeur. Pour survivre, il faut redevenir attractif et, surtout, profitable.

  2. L’etat doit avoir le courage de reduire ce personnel pour que la poste soit rentable sans l’apport l’etat. Ils sont pour la majorite des gens sans qualification, des politiciens, ou parents de politiciens recrutes pour ne rien faire. L’ADMINISTRATION AU SENEGAL FREINE LE DEVELOPMENT DE CE PAYS. DES AGENTS QUI SONT POUR LA PLUS PART NON QUALIFIE, INCOMPETENT, ET ARROGANT, ET SURTOUT CORROMPUS. LES INVESTISSEURS CONTUNERONT DE FUIR CE PAYS TANT QUE ONT AURA PAS UNE ADMINISTRATION EFFICACE AUX SERVICES DU SENEGAL ET DES SENEGALAIS. LE TRAITEMENT QUE LON SUBIT EN TANT QUE USAGER QUANT ON DEMANDE UN SERVICE, MEME LES ESCLAVES NE SUBISSENT PAS CA.

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