« Tous nos véhicules tombent en panne », affirme Modou Dia, chauffeur de car rapide. Sur l’axe entre le rond-point de Colobane et les HLM, les trous et les mares boueuses compliquent les déplacements des automobilistes, des motocyclistes et des piétons.
Ces flaques ne sont pas seulement la conséquence d’une chaussée abîmée : elles révèlent aussi un drainage défaillant. À Dakar, 95 % des ouvrages de drainage du réseau routier nécessitent une intervention urgente ou prioritaire. Quand les canaux, les stations de pompage ou les autres ouvrages hydrauliques ne jouent plus leur rôle, les pluies s’accumulent sur les axes et accélèrent leur dégradation.
Des riverains ont disposé des sacs de sable près des trottoirs pour freiner les infiltrations et aménager un passage. Les taxis avancent lentement pour éviter les trous, tandis que les embouteillages se forment sur cet axe. Les vendeurs, eux, tentent de protéger leurs marchandises des projections d’eau et de boue.
Dans son article, dakar92 rapporte les plaintes de plusieurs usagers. Modou Dia dit que les pannes touchent les véhicules et que la pluie aggrave la situation. Au marché HLM, le conducteur de moto-jakarta Mamadou Cissé estime que la route est impraticable et demande à l’État de la reconstruire.
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Le commerçant Serigne Afia Mbacké alerte, lui, sur les risques d’accident liés aux nids-de-poule. Selon lui, un motocycliste peut chuter dans un trou, ou un véhicule qui l’évite peut heurter une moto ou une autre voiture. Il fait état de dégâts matériels et parfois de blessés.
Le maire des HLM, Moustapha Diop, reconnaît le mauvais état de nombreuses rues, mais souligne que la commune dispose de moyens limités pour les réfectionner. Il affirme que la municipalité a transmis ses priorités à la Ville de Dakar et attend depuis quatre ans le début de travaux sur une artère des HLM.
Pour les axes classés, le maire indique que la responsabilité revient à l’État, par l’intermédiaire de l’Ageroute. Il cite notamment la route principale du marché HLM, qu’il présente comme une voie structurante à réhabiliter.
Moustapha Diop estime que près de 50 000 personnes empruntent chaque jour cet axe pour rejoindre le marché ou se rendre à Dakar.





