Héritiers et polémiques : la Coupe du monde 2026 entre exploits de Bellingham et dérapages racistes

Lorsque Lionel Messi a inscrit un triplé dès le premier match de l’Argentine contre l’Algérie, le ton du Mondial 2026 était donné. La star argentine, qui disputait probablement sa sixième et dernière Coupe du monde, a terminé le tournoi avec huit buts, mais est restée muette lors de la finale perdue face à l’Espagne.

Kylian Mbappé n’a pas été en reste. Le joueur du Real Madrid a signé un doublé contre le Sénégal, puis a marqué deux nouveaux buts lors du match pour la troisième place face à l’Angleterre. Avec un total de dix réalisations durant cette édition, il est devenu le seul détenteur du record de buts dans l’histoire de la Coupe du monde, atteignant les 22 unités. À 23 ans, le milieu anglais Jude Bellingham a également marqué l’histoire en devenant le joueur de l’entrejeu le plus prolifique sur une seule édition, avec sept buts.

Mais le Mondial 2026 a aussi été le théâtre de vives polémiques. Selon RFI, les tarifs de la billetterie ont atteint des sommets indécents, culminant à près de 33 000 dollars pour une place en finale. La Fifa a justifié ces prix par la loi de l’offre et de la demande, mais de nombreux supporters ont été exclus. Par ailleurs, plusieurs pays d’Afrique, dont le Sénégal, ont fait l’objet d’un « visa ban » imposé par les États-Unis, empêchant leurs ressortissants de se rendre sur place, sauf double nationalité. Des supporters ont aussi été soumis à des cautions allant jusqu’à 15 000 dollars.

Les dérapages racistes n’ont pas épargné la compétition. La sénatrice paraguayenne Celeste Amarilla a qualifié Kylian Mbappé d’« abruti » et de « Camerounais issu de la colonisation », tandis que l’ex-premier ministre espagnol Mariano Rajoy a estimé que l’équipe de France, pourtant finaliste, jouait « sans Français ». Ces propos ont suscité une large indignation.

Sur le plan sportif, l’Afrique a globalement offert un visage honorable, avec le Maroc qui a enchaîné un deuxième quart de finale consécutif, ou encore l’Égypte qui a fait douter l’Argentine. En revanche, le Sénégal a déçu, éliminé sans gloire par la Belgique, plombé par les choix contestés du sélectionneur Pape Thiaw et une gestion brouillonne de la fédération. Une analyse publiée par Senego avant la compétition soulignait d’ailleurs que les Lions n’avaient plus battu une formation européenne depuis la CAN 2021. Leral avait de son côté rapporté que des dissensions existaient au sein du groupe. Sadio Mané, lui, avait annoncé avant le tournoi que ce Mondial serait probablement sa dernière grande compétition avec les Lions.

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