Plus de 1 000 patients ont déjà bénéficié de soins gratuits grâce au projet SEN-B. Alors que cette initiative entre dans sa phase 2026-2030, ses responsables alertent sur les difficultés de financement et plaident pour un meilleur accès aux traitements, notamment au ténofovir.
Lancé en 2019, le projet SEN-B (Sénégal et hépatite B) ouvre une nouvelle étape de ses activités, avec l’ambition d’améliorer le suivi des patients, de renforcer la recherche et de former de jeunes chercheurs. Selon le professeur Bamba Kane, coordonnateur du Programme national de lutte contre les hépatites, cette initiative contribue à faire progresser la prévention et la prise en charge de la maladie.
Plus de 1 000 patients ont bénéficié de soins gratuits, comprenant des consultations, des échographies, des analyses médicales et des traitements. Selon le professeur Kane, la prise en charge peut atteindre 300 000 FCFA par patient et inclure certaines interventions chirurgicales.
La nouvelle phase du projet doit notamment permettre de mieux évaluer les traitements, dont le ténofovir, et de comprendre les difficultés rencontrées par les patients qui doivent suivre leur traitement sur le long terme. Les chercheurs s’intéressent également aux obstacles sociaux et économiques qui peuvent compliquer l’accès aux soins.
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Le professeur Gilles Vandler, spécialiste des maladies infectieuses à l’hôpital universitaire de Berne, explique que les données recueillies au cours des huit à neuf dernières années serviront aussi à mieux anticiper l’évolution de l’hépatite B au Sénégal, en tenant compte notamment de l’accès aux traitements et aux moyens de prévention.
Un financement à consolider
Le projet dispose d’un budget annoncé d’environ 200 000 euros par an pour les quatre années de suivi prévues. Mais, selon Gilles Vandler, ces ressources restent limitées au regard des besoins médicaux et scientifiques, notamment pour assurer le suivi d’une cohorte d’environ 1 000 personnes.
Les responsables du projet appellent ainsi à renforcer les partenariats, en particulier avec les autorités sénégalaises et le Programme national de lutte contre les hépatites. L’objectif est notamment de faciliter l’accès au ténofovir, d’assurer la continuité des soins et de pérenniser les acquis de la recherche.
Soutenu par plusieurs partenaires internationaux, dont des équipes de l’Université de Berne, SEN-B produit également des données destinées à éclairer les politiques publiques et a contribué à des publications scientifiques internationales. Pour la période 2026-2030, l’enjeu sera de consolider ces résultats et d’améliorer durablement la prise en charge de l’hépatite B au Sénégal.





