Hantavirus : Pr Moussa Seydi dit que le Sénégal est prêt face aux 21 cas du navire au Cap-Vert

Alors que des cas de hantavirus ont été signalés sur un navire de croisière immobilisé au large du Cap-Vert, le Pr Moussa Seydi estime que le Sénégal dispose déjà des moyens nécessaires pour faire face à d’éventuels malades. Dans cet entretien accordé à L’Observateur, le chef du Service des maladies infectieuses et tropicales du CHU de Fann a évoqué un dispositif de surveillance épidémiologique qu’il juge performant, sans en livrer tous les détails. Une vigilance qui n’a rien d’excessif: plus de 229 cas liés au hantavirus ont déjà été recensés dans le monde en 2025, pour au moins 59 décès, preuve qu’il ne s’agit pas d’un risque théorique.

Sur la prise en charge, il affirme que son service est mieux doté qu’auparavant. Le SMIT dispose notamment de chambres à pression négative, utilisées pour empêcher les agents infectieux de se diffuser hors de la pièce. Il précise aussi que les cinq cabines de réanimation du service peuvent être converties en chambres à pression négative grâce à un système conçu par des compagnies pendant la pandémie de Covid-19. Comme l’a rapporté dakarmatin, à ses yeux, l’arsenal sanitaire en place est suffisant, même s’il reste un effort à mener sur le renforcement du dispositif et sur la préparation des intervenants. Car, comme il l’a déjà souligné, un seul cas peut suffire à déstabiliser un pays sur les plans sanitaire, social et économique.

Moussa Seydi ajoute que le ministère de la Santé et de la Protection sociale pourra s’adapter si d’éventuels cas passent par les régions. Il rappelle toutefois qu’aucun système de surveillance ne peut être parfait. Selon lui, des avancées ont été enregistrées dans le système de santé au cours des vingt dernières années, mais plusieurs chantiers restent ouverts et doivent continuer à progresser. L’enjeu, au-delà du seul soin, est aussi d’éviter qu’un cas importé n’enclenche une chaîne de perturbations disproportionnée par rapport au nombre de malades.

Sur le foyer observé autour du bateau, le spécialiste a fait état de 21 infections, dont huit confirmées par laboratoire, et de trois décès. Il a également indiqué qu’un douzième cas officiel avait récemment été détecté au Canada chez un passager du même navire. D’après lui, le premier malade a très probablement été contaminé en Argentine, où le virus circule, avant une possible transmission entre personnes à bord dans un contexte de contacts rapprochés. Il rappelle que la contamination se fait le plus souvent du rongeur vers l’homme, par les urines, les excréments ou la salive, qui peuvent être inhalés sous forme d’aérosols. Il a précisé que la transmission entre humains observée ici concerne surtout le hantavirus Andes, une forme décrite surtout en Amérique du Sud.

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2 commentaires

  1. Mais. C’est de l’histoire ça. Le bateau est reparti depuis 2 semaines déjà en espagne et les malades ont été récupérés et pris en charge par leur pays respectif

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