(Tribune d’Assane DIOP, ANALYSTE POLITIQUE, membre du Cercle des Cadres de LA RÉPUBLIQUE DES VALEURS)
Citoyens, il est des périls qui ne se mesurent pas à l’aune d’une élection, mais à celle de la survie de notre Nation. Nous ne sommes pas ici pour déplorer une simple alternance, mais pour constater, avec la gravité qu’impose l’Histoire, une déconstruction méthodique de l’État sénégalais sous l’influence du Pastef. C’est un processus implacable, une dynamique de dégradation qui se déploie en trois actes funestes.
D’abord, le saccage de notre contrat social : en érigeant l’invective et le mensonge en méthode de gouvernement et la polarisation en stratégie politique, ils ont fracturé le socle sacré de notre concorde nationale, faisant du Sénégalais l’ennemi du Sénégalais.
Ensuite, le naufrage de notre souveraineté économique : par une impréparation coupable et une gestion aux antipodes de la rigueur comptable, ils ont asphyxié les moteurs de notre économie, transformant les espérances de prospérité en une impasse structurelle qui hypothèque l’avenir de nos enfants.
Enfin, c’est le point de rupture : après avoir dévasté le champ de notre cohésion et vidé les réserves de notre économie, ils portent désormais leurs mains sur la Constitution. Tels ceux qui, après avoir ravagé les récoltes, s’en prennent aux poutres maîtresses de l’édifice, ils attaquent la Loi fondamentale. C’est une voracité prédatrice qui ne supporte aucune limite, aucun contre-pouvoir, aucune règle.
Il est désormais temps, pour chaque Sénégalais, d’ouvrir grand les yeux sur cette supercherie qui menace notre destin commun. Ne nous laissons plus aveugler par les discours populistes qui dissimulent le vide d’un bilan destructeur.
La lucidité est notre première arme ; elle nous permettra de voir la réalité derrière le masque et de comprendre, enfin, que l’aventure Pastef n’a conduit qu’à l’affaiblissement de notre maison commune.
Cet activisme est aux antipodes de ce qu’exige la grandeur du Sénégal. On ne dirige pas une nation en la rongeant de l’intérieur. Devant cette inversion des valeurs, ma posture est celle de la fermeté républicaine : nous devons restaurer la probité dans l’action publique. La République n’est pas un butin que l’on se partage, c’est un héritage que l’on protège.
Il est temps de mettre un terme à cette imposture et de replacer le Sénégal sur la voie de l’honneur, de la rigueur et de la loi. Le Sénégal vaut mieux qu’une expérience hasardeuse ; il mérite une direction qui ne soit pas une démolition.
Assane DIOP
Responsable Pôle RVA
du Cercle des Cadres de
la Republique des Valeurs (CECAR)

