La polémique autour de la Coupe d’Afrique des Nations 2025 continue d’enfler. Trois jours après la décision du jury d’appel de la Confédération africaine de football (CAF) d’attribuer le titre au Maroc sur tapis vert, Habib Beye est monté au créneau pour dénoncer un verdict qu’il juge difficilement compréhensible.
Face à la presse, l’entraîneur de Olympique de Marseille a d’abord tourné la situation en dérision, soulignant l’absurdité d’une décision qui intervient alors que « le trophée et les médailles sont déjà entre les mains des Sénégalais », vainqueurs sur le terrain.
👀🇸🇳 Habib Beye, ancien international sénégalais, revient sur la réattribution controversée du titre de la CAN 2025 au profit du Maroc : « De façon ironique, je ne pense pas qu’ils puissent retrouver notre trophée et nos médailles… » pic.twitter.com/RjwP9fwd8Z
— RMC Sport (@RMCsport) March 20, 2026
Mais rapidement, le technicien sénégalais a adopté un ton plus grave. Pour lui, au-delà du résultat, c’est la gestion même du dossier qui pose problème. « Deux mois après avoir entériné un résultat, c’est assez incompréhensible et cela ne met pas en valeur la CAF », a-t-il estimé.
L’ancien international insiste sur un point essentiel : sur le plan sportif, le débat ne devrait pas exister. Le Sénégal, rappelle-t-il, a remporté la finale au terme d’un match disputé jusqu’à son terme, malgré un scénario mouvementé.
Habib Beye pointe surtout une défaillance dans la prise de décision. Selon lui, les instances auraient dû trancher immédiatement au moment des faits. « Il aurait fallu trancher à l’instant T », martèle-t-il, regrettant un traitement tardif qui alimente aujourd’hui incompréhension et tensions.
Alors que le Sénégal a décidé de porter l’affaire devant le Tribunal arbitral du sport (TAS), l’ancien défenseur appelle à une issue équitable. Une chose est sûre, selon lui : cette crise dépasse désormais le simple cadre d’un match et pose la question de la crédibilité des institutions du football africain.