Guterres : la place de l’Afrique au Conseil de sécurité, une injustice à corriger

À New York, Bassirou Diomaye Faye échange avec António Guterres, alors que le Secrétaire général des Nations Unies achève sa mission à la tête de l’Organisation. Le président sénégalais lui a témoigné sa reconnaissance pour ses efforts en faveur de la paix, de la sécurité et de la justice, durant près d’une décennie marquée notamment par la pandémie de Covid-19 et la multiplication des conflits.

António Guterres a, de son côté, salué l’engagement du Sénégal et de son président en faveur du dialogue et de la paix. À Dakar, une trentaine d’agences de l’ONU sont installées. Les deux responsables ont aussi discuté de leur regroupement dans la Maison des Nations Unies de Diamniadio, construite sur des ressources propres du Sénégal.

Le projet de regroupement s’inscrit dans une démarche déjà engagée : le Sénégal et le Système des Nations Unies ont signé un accord sur l’occupation des locaux le 12 juin 2026. Le 4 septembre, le ministre Cheikh Niang s’est rendu sur place pour accélérer les préparatifs du déménagement.

La troisième Conférence des Nations Unies sur l’eau, que le Sénégal organise avec les Émirats arabes unis en décembre, figurait également parmi les sujets abordés. Bassirou Diomaye Faye a réaffirmé que le Sénégal, qui exerce la présidence de la CEDEAO, continuerait à soutenir l’ONU pour la paix et la sécurité dans la sous-région.

Dans les échanges rapportés par Laviesenegalaise, António Guterres a assuré que l’ONU entendait s’attaquer aux injustices héritées du passé, notamment celles liées à la place de l’Afrique au Conseil de sécurité, à la dette et aux financements concessionnels, ainsi qu’aux injustices climatiques.

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