La Commission électorale nationale bissau-guinéenne estime qu’il est techniquement impossible d’organiser les élections législatives et présidentielle prévues en décembre. Le report des élections en Guinée-Bissau est au centre des échanges entre le général Horta N’Tam et les autorités sénégalaises, selon les éléments rapportés par Exclusif.
Le chef de la transition bissau-guinéenne s’est rendu à Dakar le 31 octobre 2026, en marge des Jeux Olympiques de la Jeunesse. D’après Exclusif, il cherche l’accord du Sénégal pour décaler le calendrier électoral, alors que la junte veut éviter des sanctions de la CEDEAO.
Dakar envisagerait d’accepter un report technique, mais réclame un calendrier précis et consensuel vers l’ordre constitutionnel. Le président Bassirou Diomaye Faye demande également la levée des restrictions visant les partis d’opposition, dont le PAIGC.
Les discussions ont été précédées de démarches sénégalaises à Bissau. Le 22 octobre, le général de division Philippe Dia, inspecteur général des Forces armées sénégalaises, s’y est rendu. Puis, le 26 octobre, le ministre Cheikh Niang a consulté les autorités de transition et des acteurs de la société civile dans le cadre de la médiation confiée au Sénégal par la CEDEAO.
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La sécurité de la frontière sud constitue un autre volet des discussions. Dakar demande que le territoire bissau-guinéen ne serve pas de base arrière au MFDC, mouvement indépendantiste casamançais. L’armée sénégalaise a récemment démantelé à Ziguinchor le siège de son aile politique interne et locale.
Le 23 octobre, le PAIGC et plusieurs organisations ont remis à la diplomatie sénégalaise un manifeste dénonçant la situation politique et la détention d’opposants. Exclusif présente aussi le contingent sénégalais de la force de stabilisation de la CEDEAO en Guinée-Bissau comme un appui important pour les autorités de transition.
Le plan de patrouilles mixtes transfrontalières a été validé en août par les états-majors sénégalais et bissau-guinéen pour une durée de douze mois.





