Guerre en Ukraine : Zelenskyy révèle l’échéance imposée par Washington pour la signature d’un accord

Alors que le conflit russo-ukrainien approche de la barre des quatre ans sans compromis territorial apparent, une nouvelle fenêtre diplomatique s’ouvre en Suisse. Sous l’égide des États-Unis, Moscou et Kiev ont convenu de reprendre langue la semaine prochaine à Genève, marquant une évolution significative après les échanges tenus discrètement au Moyen-Orient. Ce nouveau round de discussions intervient dans un contexte de pression accrue, où les parrains internationaux du dialogue semblent vouloir accélérer le calendrier.

Selon les informations rapportées par Al Jazeera, ces pourparlers trilatéraux se tiendront les 17 et 18 février. La confirmation est venue simultanément du porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov, et du conseiller en communication du président ukrainien, Dmytro Lytvyn. Ces discussions succèdent à deux précédents rounds organisés à Abou Dhabi, qui s’étaient concentrés sur des aspects techniques et militaires, notamment la possibilité d’une zone tampon.

Mais au-delà de la logistique, c’est le cadre temporel fixé par les médiateurs qui retient l’attention. Le président Volodymyr Zelenskyy a indiqué que les États-Unis avaient donné aux parties belligérantes jusqu’au mois de juin pour parvenir à un accord. Cette échéance précise marque une volonté de Washington d’obtenir des résultats tangibles à court terme, bien que les précédents ultimatums de l’administration américaine n’aient pas toujours abouti à des percées significatives.

Pour ce face-à-face à Genève, la composition des délégations signale la tonalité des échanges à venir. Côté russe, Vladimir Poutine a choisi de renvoyer Vladimir Medinsky, ancien ministre de la Culture réputé pour sa ligne dure et qui avait déjà dirigé les négociations infructueuses en Turquie en mars 2022. Il fera face à la délégation ukrainienne menée par Rustem Umerov, ministre de la Défense, accompagné du chef du renseignement Kyrylo Budanov.

Sur le fond, les positions restent diamétralement opposées. Moscou exige le retrait des forces ukrainiennes de la région de Donetsk, un point de blocage majeur pour Kiev qui refuse tout retrait unilatéral et réclame des garanties de sécurité occidentales pour prévenir toute nouvelle offensive russe en cas de cessez-le-feu.

Sur le terrain, la réalité militaire contraste avec ces efforts diplomatiques. Les combats se poursuivent le long d’une ligne de front de 1 250 kilomètres. À Munich, où se tient la Conférence sur la sécurité, le secrétaire général de l’OTAN, Mark Rutte, a tenu à relativiser les gains russes, comparant la vitesse de progression de l’armée de Moscou à celle d’un « escargot de jardin » et soulignant l’ampleur des pertes subies.

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