Guerre en Iran : l’engagement officiel de Téhéran concernant le sort des ressortissants et intérêts chinois

Alors que l’Iran fait face à une nouvelle vague de frappes militaires menées par les États-Unis et Israël, l’activité diplomatique s’intensifie en coulisses. Lundi, un échange téléphonique de haut niveau a eu lieu entre Téhéran et Pékin, aboutissant à une prise de position ferme concernant la présence asiatique sur le territoire iranien.

Le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, a tenu à rassurer son homologue chinois, Wang Yi, ainsi que les hauts responsables du comité central de la Chine. Selon les informations rapportées par la chaîne Al Jazeera, le chef de la diplomatie iranienne a promis que son pays ferait « son maximum pour garantir la sûreté et la sécurité du personnel et des institutions chinoises » présents en Iran, et ce, malgré le conflit en cours.

Lors de cet entretien, Abbas Araghchi a souligné le timing de cette offensive américano-israélienne, survenue samedi. Il a précisé que Washington avait déclenché les hostilités alors même que des pourparlers étaient en cours et affichaient des « progrès positifs ». Cette situation factuelle fait écho aux récents efforts de médiation d’Oman ; quelques heures seulement avant le début des frappes, le ministre omanais des Affaires étrangères, Badr al-Busaidi, affirmait qu’un accord de paix était à portée de main.

Face à ces événements, Téhéran a réaffirmé sa volonté de se défendre, tout en sollicitant l’influence de Pékin pour éviter une escalade régionale. En retour, le ministère chinois des Affaires étrangères a réitéré son soutien à la souveraineté et à l’intégrité territoriale de l’Iran. Wang Yi a formellement exhorté les États-Unis et Israël à cesser immédiatement leurs actions militaires afin de prévenir un embrasement de l’ensemble du Moyen-Orient.

Cet engagement sécuritaire iranien envers les ressortissants chinois s’inscrit dans un cadre de forte dépendance stratégique. La Chine constitue un soutien économique majeur pour l’Iran, sous le coup de lourdes sanctions internationales. Les deux nations sont liées par un accord stratégique de 25 ans signé en 2021 et collaborent au sein d’organisations telles que les BRICS+ et l’Organisation de coopération de Shanghai. Sur le plan énergétique, plus de 80 % du pétrole expédié par l’Iran en 2025 a été absorbé par le marché chinois, représentant environ 13,5 % des importations maritimes de brut de Pékin, à l’heure où le conflit au Moyen-Orient frappe le cœur de l’économie énergétique mondiale.

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