Alors que le Liban subit une intensification des offensives terrestres et aériennes israéliennes, les autorités militaires locales tentent de réorganiser la sécurité interne et la défense du territoire. Une rencontre de haut niveau s’est tenue avec les instances dirigeantes des Nations Unies pour aborder, entre autres, la centralisation de l’arsenal militaire dans le pays.
Selon les informations rapportées par l’agence Anadolu, le chef d’état-major de l’armée libanaise, Rudolph Heykel, a reçu le secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, lors de sa visite officielle. Les discussions ont réuni plusieurs figures diplomatiques et militaires, dont Jean-Pierre Lacroix, secrétaire général adjoint aux opérations de paix, Jeanine Hennis-Plasschaert, coordinatrice spéciale pour le Liban, et Diodato Abagnara, commandant de la Force intérimaire des Nations Unies au Liban (FINUL).
Le cœur des échanges a porté sur l’application de la résolution 1701 du Conseil de sécurité de l’ONU. Ce texte est identifié comme le cadre nécessaire pour faire respecter un cessez-le-feu et exécuter un plan précis : placer l’intégralité des armes présentes sur le territoire sous le contrôle exclusif de l’armée libanaise régulière. Au cours de cette réunion, Rudolph Heykel a exprimé sa satisfaction concernant la coopération maintenue avec la FINUL et les efforts déployés par le secrétariat général.
Ces tractations diplomatiques interviennent dans un climat de forte dégradation sécuritaire. Depuis le 2 mars, l’armée israélienne a élargi ses opérations, initiant des frappes aériennes sur l’ensemble du pays, y compris la capitale Beyrouth, avant d’engager une occupation terrestre. Israël avait justifié le déclenchement de cette offensive par le retentissement de sirènes dans le nord de son territoire, consécutif à la détection de tirs de roquettes en provenance du Liban.
L’impact de cette escalade militaire se traduit par un bilan humain en constante augmentation. Les données communiquées le 13 mars par le ministère libanais de la Santé font état de 773 morts et 1 993 blessés depuis le début du mois. Parallèlement, l’Autorité de gestion des catastrophes, rattachée au gouvernement libanais, dénombre plus de 830 000 personnes déplacées de force fuyant les zones ciblées par les frappes et l’avancée terrestre.