Guerre au Liban : face au président Aoun, le chef de l’ONU fixe un cap précis pour son prochain déplacement

Le Proche-Orient traverse une période de turbulences majeures avec l’intensification des affrontements aux frontières. C’est dans ce climat de haute tension régionale que le Secrétaire général des Nations Unies a entamé un déplacement diplomatique dans la capitale libanaise ce vendredi, avec pour objectif d’endiguer la spirale des violences.

Accueilli à son arrivée par Jeanine Hennis-Plasschaert, coordinatrice spéciale de l’ONU pour le pays, Antonio Guterres a d’emblée affiché ses priorités. Selon l’agence Anadolu, le diplomate a formellement exhorté Israël et le groupe Hezbollah à mettre un terme aux hostilités et à trouver un accord. Sur le réseau social X, il a souligné que la population locale « n’a pas choisi cette guerre » mais y a été « entraînée ».

L’élément central de cette visite a émergé lors de sa conférence de presse, tenue après un entretien avec le président libanais Joseph Aoun. Le chef de l’ONU a formulé le vœu que son prochain déplacement se déroule dans un climat pacifié, en posant un jalon politique clair : que l’État libanais soit désormais la seule autorité en place sur son territoire. Il s’est également engagé à ne ménager aucun effort pour garantir un avenir pacifique au pays.

L’agenda de l’émissaire onusien prévoit d’autres rencontres de haut niveau, notamment avec le président du Parlement, Nabih Berri, et le commandant de l’armée, Rudolph Haykal. L’étape cruciale de cette mobilisation reste le lancement d’un appel humanitaire d’urgence, programmé au siège du gouvernement en présence des ambassadeurs des pays donateurs et des représentants d’organisations internationales.

Cette offensive diplomatique intervient alors que Tel-Aviv a élargi ses opérations militaires sur le territoire libanais depuis le 2 mars. La situation s’inscrit dans une détérioration globale de la sécurité au Moyen-Orient. Depuis le 28 février, les frappes conjointes d’Israël et des États-Unis contre l’Iran ont fait plus de 1 300 morts, dont l’ayatollah Ali Khamenei. Dans la foulée, l’escalade des tensions dans la région s’est traduite par des ripostes iraniennes par drones et missiles, ciblant Israël ainsi que plusieurs pays abritant des forces américaines.

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