Le matin du lundi 24 août, Tivaouane s’est remplie de pèlerins venus célébrer le Mawlid. Les rues ont été parcourues par des fidèles à pied ou à bord de véhicules bondés, au son des chants religieux et des klaxons. Cette forte mobilisation donne un relief particulier au thème religieux retenu pour le Gamou 2026 : le Tawhid, l’unicité de Dieu. Pour Serigne Abdoul Hamid Sy, ce choix répond aux réalités de l’époque et porte un appel à l’unité, au-delà de la seule célébration.
Les files d’attente à Tivaouane se sont étendues autour de la Résidence et des principales zawiyas. L’accès aux mausolées a été organisé avec l’appui des forces de l’ordre, tandis que les visiteurs progressaient lentement vers les lieux de recueillement. Cette affluence a aussi été rapportée par Seneweb. Elle témoigne de l’ampleur du rassemblement et de l’enjeu d’une organisation capable d’accueillir des fidèles venus nombreux dans un même esprit de dévotion et de cohésion.
Devant le mausolée de Serigne Babacar Sy, des pèlerins ont attendu sous un soleil accablant. Certains utilisaient des parapluies, d’autres distribuaient de l’eau ou fabriquaient des éventails. Coumba, venue de Dakar, a déclaré qu’elle était prête à patienter jusqu’au soir pour accomplir sa ziara.
Ousmane, arrivé de Louga, a indiqué avoir passé plus d’une heure dans la file avant de se recueillir sur le mausolée. À la sortie, il a expliqué avoir réalisé son souhait malgré la forte affluence.
Au mausolée de Mame Abdou Aziz Sy Dabakh, les hommes et les femmes étaient orientés vers des espaces distincts par les membres du comité d’organisation. Sur l’esplanade, des fidèles récitaient leurs wirds et priaient, comme Ramata, venue de Mboro après la clôture du Burd. Dans cette foule, le Tawhid évoqué pour le Gamou 2026 prend ainsi une portée concrète : rappeler l’unité autour de la foi alors que la cité accueille des pèlerins venus d’horizons différents.
Dans les artères de la cité religieuse, des vendeurs proposaient chapelets, parfums, vêtements, tapis de prière, boissons fraîches et autres articles. Les conducteurs de motos-taxis Jakarta et les charretiers effectuaient de nombreuses courses, tandis que la circulation devenait difficile.
