Fusion GP-Pastef : Malick Gakou justifie un « choix de cohérence et de responsabilité »

Pourquoi un ancien ministre dissout-il son propre parti pour en rejoindre un autre, déjà majoritaire ? Malick Gakou s’explique. Dans un entretien au journal L’Observateur, il justifie la fusion du Grand Parti avec Pastef par « un choix de cohérence, de responsabilité et d’efficacité ».

Il affirme vouloir dépasser les limites des coalitions électorales classiques et construire, avec Ousmane Sonko, une force politique « capable de porter des réformes de long terme, autour d’une vision commune et d’une discipline collective ». Gakou qualifie Sonko de « frère, un homme de conviction et de certitude, en qui je place une confiance totale ».

L’ancien ministre rappelle que cette alliance est l’aboutissement d’un long « compagnonnage politique », durant lequel il a soutenu le leader de Pastef, surtout dans les moments difficiles. Cette proximité, renforcée avec le temps, vise à transformer « l’immense espoir suscité par l’arrivée au pouvoir de cette nouvelle génération en résultats tangibles pour les citoyens ».

Interrogé sur la situation politique, Malick Gakou écarte tout alarmisme : il n’est « pas dans une logique de suspicion permanente » face aux défis du pays. Il admet que l’alternance suscite des résistances, mais croit que le Sénégal peut bâtir « une économie plus souveraine, plus productive et plus inclusive », comme le rapporte dakarmatin.

Cette fusion s’inscrit dans un mouvement plus large : le 6 juin, lors de son premier congrès national à Diamniadio, Pastef a officialisé l’intégration de plus de soixante partis et mouvements, et Ousmane Sonko a été réélu à l’unanimité à la présidence du parti.

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