Le conflit qui oppose les États-Unis et Israël à l’Iran entre dans son neuvième jour, marqué par une intensification continue des opérations militaires. Le théâtre des affrontements dépasse désormais les frontières iraniennes pour englober plus largement la région du Golfe, ainsi que d’autres zones du Moyen-Orient.
Selon les informations diffusées par Al Jazeera, les forces américaines et israéliennes maintiennent leurs frappes à grande échelle sur le territoire iranien. Samedi, ces opérations ont notamment ciblé un dépôt d’hydrocarbures. Cette offensive s’inscrit dans un contexte de débordement régional, touchant également l’Irak et provoquant l’extension du conflit au Liban.
En réponse à ces attaques, les autorités iraniennes ont affirmé que les États-Unis paieraient le prix de cette guerre. Téhéran a ainsi poursuivi ses frappes de représailles en direction d’Israël, mais a également élargi son rayon d’action en visant des installations militaires américaines réparties dans la péninsule arabique. Les tirs iraniens ont spécifiquement ciblé des positions situées au Koweït, au Qatar, en Arabie saoudite et aux Émirats arabes unis.
Cette série de ripostes intervient malgré une déclaration officielle formulée par le plus haut sommet de l’État iranien. Samedi, le président Masoud Pezeshkian s’était publiquement engagé à suspendre les attaques contre les pays du Golfe. Cette promesse était toutefois assortie d’une condition stricte : elle restait valable tant que les territoires de ces États n’étaient pas utilisés pour lancer des offensives contre l’Iran. Les frappes menées sur ces quatre pays marquent ainsi une évolution directe de la situation sur le terrain.