Frappes en Iran : le rapport présenté à l’ONU dévoile le bilan précis de l’assaut mené contre la ville de Minab

L’escalade militaire se poursuit au Moyen-Orient avec une intensification des opérations américano-israéliennes sur le territoire iranien. Alors que les hostilités entrent dans leur deuxième semaine, les autorités de Téhéran ont présenté aux Nations unies un premier bilan détaillé des pertes humaines et matérielles.

Selon les informations relayées par l’agence Anadolu, l’ambassadeur iranien auprès de l’ONU, Saeid Iravani, a déclaré dimanche que les frappes ont coûté la vie à au moins 1 332 civils iraniens, faisant également plusieurs milliers de blessés. Le Croissant-Rouge iranien précise que près de 300 enfants figurent parmi les victimes recensées depuis le déclenchement des opérations le 28 février.

Cette offensive, qualifiée de « trahison diplomatique » par les responsables iraniens car survenue en pleines tractations entre Téhéran et Washington, a déclenché une série de ripostes de l’Iran contre des intérêts israéliens et américains. Une situation qui a rapidement fait basculer la région dans une crise ouverte, marquée par de nouvelles frappes meurtrières.

Le document met particulièrement en lumière une attaque menée le matin du 28 février dans la ville méridionale de Minab. Une école primaire a été touchée, entraînant la mort d’au moins 165 élèves et enseignants âgés de 7 à 12 ans, d’après les données fournies par le Croissant-Rouge.

Outre les pertes humaines, les dégâts matériels affectent lourdement les infrastructures civiles. Les décomptes officiels font état de 7 943 habitations, 1 617 sites commerciaux, 65 écoles, 32 centres de santé et 13 installations du Croissant-Rouge endommagés. À Téhéran, des secteurs densément peuplés tels que les places Enghelab, Azadi et Niloufar ont été directement bombardés.

Au huitième jour du conflit, la stratégie militaire a évolué vers le ciblage des infrastructures énergétiques. Des avions de combat ont frappé des dépôts pétroliers et des centres de stockage de carburant situés à Téhéran et dans la province de Karaj, provoquant d’importantes explosions et des incendies qui se sont prolongés sur plusieurs heures.

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