L’escalade militaire se poursuit au Moyen-Orient, marquée par une intensification des bombardements menés par les États-Unis et Israël sur le territoire iranien. Alors que le bilan humain s’alourdit considérablement depuis le week-end, la réponse de Téhéran s’organise et le soutien de l’opinion publique américaine à ces opérations militaires fait l’objet d’une nouvelle évaluation chiffrée.
Depuis samedi, les frappes conjointes américaines et israéliennes ont coûté la vie à au moins 1 045 personnes en Iran. En représailles, Téhéran a lancé des attaques de drones et de missiles ciblant Israël ainsi que plusieurs pays du Golfe, entraînant de multiples décès.
Dans ce contexte, l’adhésion des citoyens américains à l’intervention militaire de leur pays apparaît minoritaire. Selon les données relayées par Al Jazeera, seul un Américain sur quatre approuve actuellement les frappes américaines en Iran. Cette proportion varie fortement selon les sensibilités politiques. Du côté des sympathisants du Parti républicain de Donald Trump, le soutien atteint 55 %, contre 13 % de désapprobation et 32 % d’indécis. À l’inverse, 74 % des électeurs démocrates s’opposent à ces opérations, avec seulement 7 % d’approbation et 19 % sans opinion.
Le théâtre de ces opérations, l’Iran, représente la 17e plus grande nation au monde avec une superficie d’environ 1,65 million de kilomètres carrés. Ce territoire est environ six fois plus petit que les États-Unis, mais quatre fois plus vaste que l’Irak et près de quatre-vingts fois plus grand qu’Israël. Sa population s’élève à 92 millions d’habitants, concentrée principalement dans la moitié ouest du pays, une zone caractérisée par des montagnes escarpées et des vallées fertiles.
Sur le plan économique, le pays affiche un produit intérieur brut de 375 milliards de dollars, le classant au 43e rang mondial, avec un taux de chômage avoisinant les 9,2 %. L’économie iranienne s’appuie fortement sur ses ressources énergétiques, occupant la place de neuvième producteur mondial de pétrole et de troisième pour le gaz naturel. Le climat y présente des contrastes marqués, allant des hivers glaciaux au nord aux chaleurs extrêmes au sud, la ville d’Ahvaz ayant déjà enregistré des températures dépassant les 50 degrés Celsius.
Téhéran, la capitale depuis 1795, demeure la métropole la plus peuplée avec 9,6 millions de résidents. Elle est suivie par Machhad (3,4 millions) et Ispahan (2,3 millions). Cette dernière, ancien centre de l’Empire safavide, abrite aujourd’hui des industries majeures, notamment dans les secteurs nucléaire et aérospatial. La région d’Ispahan abrite d’ailleurs l’un des sites nucléaires qui avait été bombardé par les États-Unis vers la fin de la guerre de 12 jours ayant opposé l’Iran et Israël en juin dernier. D’autres centres urbains importants structurent le pays, tels que Chiraz, Tabriz, Karaj ou encore Qom.