La crise au Moyen-Orient mobilise les chancelleries internationales. Lors d’un échange téléphonique tenu ce lundi 2 mars, les diplomaties française et chinoise ont abordé l’escalade en cours dans la région, l’occasion pour Paris de clarifier sa position officielle concernant les récentes opérations militaires menées sur le sol iranien.
Selon l’agence Anadolu, le ministre de l’Europe et des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot, s’est entretenu avec Wang Yi, directeur du bureau de la Commission centrale des affaires étrangères du Parti communiste chinois. Au cœur de cette discussion, le chef de la diplomatie française a apporté une précision factuelle : l’opération militaire conduite par les États-Unis et Israël contre l’Iran s’est déroulée sans aucune participation ni information préalable de la France.
Dans la foulée de cette mise au point sur ces frappes massives, Jean-Noël Barrot a souligné la responsabilité de Téhéran dans l’aggravation des tensions régionales. Le responsable français a indiqué que les actions iraniennes s’inscrivent dans un refus continu de se plier aux résolutions du Conseil de sécurité des Nations unies. Ces textes internationaux fixent un cadre contraignant limitant l’enrichissement d’uranium et le développement de missiles balistiques, tout en interdisant le soutien aux groupes armés non étatiques.
Lors de cet entretien, la question des droits humains a également été abordée. Le ministre français a évoqué les violations commises par les autorités iraniennes dans le cadre de la répression des manifestations populaires survenues en janvier.
Face à cette situation, Paris a rappelé que le règlement des différends doit passer en priorité par les institutions multilatérales et le droit international. Notre rédaction note que les deux ministres se sont accordés sur la nécessité d’œuvrer à la désescalade. Cette démarche, envisagée en coordination avec les pays du Golfe, vise à rechercher une solution politique qui préserve la sécurité collective tout en tenant compte des aspirations de la population iranienne, conformément aux principes de l’ONU. Les deux capitales ont convenu de maintenir un dialogue étroit sur ce dossier.