La guerre en cours entre les États-Unis, Israël et l’Iran, initiée fin février sous le nom d’opération « Epic Fury », s’étend désormais au-delà de ses premiers acteurs. Face à l’escalade des tensions, plusieurs capitales européennes ainsi que l’Australie ont officialisé l’envoi d’équipements militaires vers la Méditerranée et le Moyen-Orient.
Selon les informations diffusées par Al Jazeera, le point de bascule pour les pays européens a été l’attaque au drone survenue lundi contre la base aérienne britannique d’Akrotiri, située à Chypre. Cet incident a poussé les alliés occidentaux, bien que réticents à s’impliquer directement dans l’offensive américano-israélienne, à renforcer leurs propres positions défensives.
Le Royaume-Uni a ainsi annoncé l’envoi du destroyer HMS Dragon et de deux hélicoptères Wildcat en Méditerranée orientale pour protéger ses partenaires chypriotes. Le Premier ministre Keir Starmer a également confirmé le déploiement de quatre avions de chasse Typhoon supplémentaires au Qatar.
La France a adopté une démarche similaire. Le président Emmanuel Macron a ordonné le départ du porte-avions Charles de Gaulle et de son escorte vers la Méditerranée, tout en dépêchant la frégate Languedoc et des systèmes de défense antiaérienne à Chypre. S’il a condamné les opérations militaires menées par les États-Unis et Israël en dehors du cadre du droit international, le chef de l’État français a imputé la responsabilité principale de l’escalade à l’Iran.
D’autres pays européens adaptent également leur dispositif. La Grèce expédie deux frégates et quatre F-16 à Chypre, tout en ouvrant sa base de Souda aux forces américaines. L’Italie prévoit l’envoi de moyens navals vers l’île méditerranéenne et de systèmes de défense antiaérienne SAMP/T dans le Golfe. Le Portugal, de son côté, autorise l’utilisation de sa base de Lajes par les États-Unis, sous condition que les opérations restent strictement défensives ou de représailles proportionnées.
Même l’Espagne, dont le Premier ministre Pedro Sanchez a publiquement affiché son opposition à cette guerre au point de s’attirer les menaces commerciales de Donald Trump, va engager sa frégate la plus moderne, le Cristobal Colon, pour assurer la protection de Chypre.
Enfin, au-delà du continent européen, l’Australie participe à ce mouvement. Le Premier ministre Anthony Albanese a confirmé devant son parlement le déploiement de moyens militaires au Moyen-Orient. Si la nature exacte de ces équipements n’a pas été officiellement détaillée par le gouvernement, les médias australiens font état de la mobilisation d’un avion de transport C-17A Globemaster et d’un ravitailleur KC-30A.
C’est devenu la guerre de crosade