L’escalade se poursuit au Moyen-Orient. Plus de trois semaines après le déclenchement de l’offensive conjointe des États-Unis et d’Israël contre l’Iran, le nord du territoire israélien a enregistré sa première perte humaine causée par des tirs en provenance du Liban. Une attaque qui a entraîné de nouvelles directives militaires de la part de Tel-Aviv.
Le Hezbollah a revendiqué dimanche une frappe de roquettes visant un rassemblement de soldats israéliens dans la localité de Misgav Am, au nord d’Israël. Les services de secours israéliens, notamment l’unité d’intervention d’urgence ZAKA 360 et le Magen David Adom, ont confirmé le décès d’une personne dont le véhicule a été directement touché par un projectile avant de prendre feu. L’identité de la victime n’a pas encore été communiquée. Selon les informations d’Al Jazeera, il s’agit du premier mort dans cette zone depuis le début de la guerre le 2 mars dernier.
En réponse à cette attaque, le ministre israélien de la Défense, Israel Katz, a ordonné à l’armée d’accélérer la démolition des habitations dans le sud du Liban. Par ailleurs, une directive conjointe avec le Premier ministre Benjamin Netanyahu exige la destruction immédiate de tous les ponts enjambant le fleuve Litani. Cette mesure vise, selon les autorités israéliennes, à bloquer les mouvements des combattants du Hezbollah et le transfert d’armes vers le sud.
Sur le terrain, les opérations militaires s’intensifient. L’armée israélienne a déployé des troupes supplémentaires pour soutenir son incursion terrestre au sud du Liban, tout en menant des frappes aériennes sur plusieurs bâtiments et commerces dans le district de Tyr. De son côté, le Hezbollah affirme avoir ciblé à plusieurs reprises des soldats et des véhicules militaires près des villes frontalières de Taybeh et Khiam.
Dans le même temps, les forces israéliennes ont annoncé avoir éliminé Abu Khalil Barji, un commandant de la force Radwan du Hezbollah, ainsi que deux autres membres lors d’une frappe dans la région de Majdal Selem. L’armée affirme également avoir tué Walid Muhammad Dib, ciblé par les services de renseignement du Shin Bet et présenté comme un agent du Hamas responsable du financement et du recrutement au Liban et en Cisjordanie occupée. Ces revendications militaires n’ont pas pu faire l’objet d’une vérification indépendante.
Depuis le début de cette nouvelle phase du conflit au Moyen-Orient, déclenchée par la guerre contre l’Iran et marquée par la mort du guide suprême l’ayatollah Ali Khamenei, le bilan humain s’alourdit considérablement. Les autorités libanaises recensent au moins 1 024 morts et 2 740 blessés dans les attaques israéliennes, tandis qu’environ un million de personnes ont dû fuir leurs foyers.