Le Koweït se retrouve en première ligne des conséquences de la déflagration qui secoue le Moyen-Orient. Le ministère de la Santé a confirmé ce lundi l’hospitalisation de 19 personnes blessées, premières victimes directes de l’escalade militaire entre l’Iran et l’axe américano-israélien.
Pris en charge dans les hôpitaux d’Al-Jahra et d’Al-Adan, les blessés présentent des lésions de gravité variable, bien que la plupart soient dans un état stable, a précisé le porte-parole du ministère, Abdullah Al-Sanad. Cet afflux soudain met néanmoins le système sanitaire du pays sous une pression considérable.
Face à cette situation d’urgence, les autorités s’organisent pour éviter la saturation. « Les services de consultations externes et la délivrance des médicaments se poursuivent normalement », a assuré M. Al-Sanad, tout en exhortant la population à se tourner vers les centres de soins primaires pour les affections bénignes. L’objectif est clair : réserver les services d’urgence aux cas les plus critiques qui pourraient affluer.
Ces blessures sont le résultat direct d’un embrasement régional sans précédent. Le conflit a atteint un point de non-retour samedi, suite à une attaque massive menée par les États-Unis et Israël contre l’Iran, qui aurait coûté la vie à plusieurs hauts responsables iraniens, y compris le guide suprême, l’ayatollah Ali Khamenei. En représailles, Téhéran a déclenché des frappes de drones et de missiles visant Israël ainsi que les pays de la région abritant des intérêts américains, plongeant le Golfe dans l’incertitude.
Dans ce climat explosif, le Koweït active ses « plans opérationnels et préventifs afin de garantir la continuité des services et de préserver la santé publique », a conclu le porte-parole, alors que le pays retient son souffle.