France : Mahdieh Esfandiari jugée pour apologie du terrorisme, l’ombre d’un échange de prisonniers avec l’Iran

Le tribunal correctionnel de Paris examine, ce mardi, le dossier de Mahdieh Esfandiari, une ressortissante franco-iranienne poursuivie pour « apologie du terrorisme ». L’accusée de 39 ans comparaît pour avoir administré un canal Telegram faisant la promotion des attaques perpétrées par le Hamas en Israël le 7 octobre 2023.

Selon les éléments de l’accusation, Mahdieh Esfandiari aurait incité à des actes terroristes et diffusé des propos injurieux à l’encontre de la communauté juive. L’enquête a mis en lumière des liens avec l’essayiste d’extrême droite Alain Soral, déjà condamné pour provocation à la haine. Lors d’une perquisition à son domicile, les enquêteurs ont saisi des ouvrages édités par le régime iranien ainsi qu’une somme de plus de 2 000 euros en liquide. Placée en détention provisoire pendant près de huit mois, elle a été libérée sous contrôle judiciaire en octobre dernier dans l’attente de son jugement.

Ce procès revêt une dimension diplomatique particulière entre la France et l’Iran. Téhéran suit la procédure de près, ayant évoqué la possibilité d’un échange incluant Mahdieh Esfandiari contre les Français Cécile Kohler et Jacques Paris, détenus en Iran. Comme le rapporte l’agence Anadolu, le chef de la diplomatie iranienne, Abbas Araghchi, avait déclaré en novembre qu’un accord d’échange dépendait de l’issue des procédures judiciaires. L’accusée, qui conteste les faits, encourt jusqu’à sept ans d’emprisonnement et 100 000 euros d’amende.

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