Le gouvernement français durcit le ton après les incidents survenus lors d’une récente manifestation à Lyon. Face aux dérapages constatés, le ministère de l’Intérieur a engagé des poursuites judiciaires et envisage des mesures radicales contre les mouvements impliqués.
Mardi, lors de la séance des questions au gouvernement à l’Assemblée nationale, le ministre de l’Intérieur Laurent Nuñez a annoncé que la justice avait été saisie. Cette décision fait suite à des « propos et gestes inacceptables » observés durant une marche organisée en hommage à Quentin Deranque.
Selon l’agence Anadolu, la préfète a procédé à un signalement judiciaire en s’appuyant sur l’article 40 du Code de procédure pénale, déclenchant ainsi l’ouverture d’enquêtes. Le ministre a précisé que ce rassemblement n’avait pas été interdit en amont, car les autorités ne disposaient pas d’éléments probants indiquant un risque de troubles à l’ordre public que les forces de sécurité n’auraient pu contenir.
Interrogé sur les suites à donner à ces actes, Laurent Nuñez a évoqué la possibilité de dissoudre certaines structures. Il a explicitement mentionné Némésis, qu’il a qualifié de « groupuscule de la mouvance identitaire ». Le responsable a rappelé que tout groupement appelant à la violence, à la discrimination ou à la haine s’expose à une procédure de dissolution.
Le ministre a souligné qu’aucune organisation n’échappe au contrôle des services de l’État. Il a affirmé que l’analyse des faits s’effectue dans le respect du cadre légal, s’appliquant de manière identique aux groupes d’ultra-droite et d’ultra-gauche. Concernant le dossier lyonnais, les investigations judiciaires suivent leur cours, les magistrats disposant de la latitude nécessaire pour étendre leurs recherches si les éléments recueillis l’exigent.