France : La colère des éleveurs éclate après l’abattage de 113 bovins vaccinés en Ariège

Un nouveau foyer de dermatose nodulaire contagieuse a été détecté dans une exploitation du Pays d’Olmes, en France, entraînant l’abattage de plus d’une centaine de bêtes ce vendredi 2 janvier. Cette décision sanitaire a provoqué une vive réaction des syndicats agricoles qui ont mené des actions nocturnes pour manifester leur désaccord face à ce qu’ils qualifient de stratégie disproportionnée.

Selon les informations relayées par nos confrères de La Dépêche, l’application stricte du protocole sanitaire a conduit à l’abattage programmé de 113 bovins, bien que le cheptel ait été vacciné. La préfecture a justifié cette mesure en rappelant que le virus continue de circuler pendant la période nécessaire à l’acquisition complète de l’immunité, malgré la fin de la campagne de vaccination généralisée dans le département de l’Ariège.

Cette approche radicale suscite l’incompréhension totale des organisations syndicales. La Coordination rurale s’insurge contre une « stratégie d’abattage total » sur des animaux censés être protégés. « Nous sommes contre cette façon de faire, à savoir abattre des troupeaux vaccinés. Et là, on a le cas à Léran où ils vont abattre 113 bêtes vaccinées », a martelé Gil Campan, vice-président de la Coordination rurale en Ariège, interrogé par le média français. Les syndicats dénoncent une réponse « aveugle » de l’administration qui fragilise davantage des exploitations déjà en difficulté.

La tension est montée d’un cran dans la nuit de jeudi à vendredi avec plusieurs opérations coup de poing menées par les agriculteurs. À Foix, une centaine de manifestants ont déversé des gravats devant la préfecture avant de souder le portail du bâtiment administratif. Des scènes similaires ont été observées à Saint-Girons et Pamiers, où tracteurs et ballots de paille ont bloqué les accès aux sous-préfectures. La Chambre d’agriculture a alerté sur une situation jugée « dramatique », tandis que les manifestants n’excluent pas de poursuivre le mouvement pour exiger une révision de la doctrine sanitaire de l’État français.

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